mercredi, août 05, 2009

Vénus, le Shah et l'Ayatollah

Que la Perse soit une terre, une nation Taureau, est un fait astrologique souvent corroboré par la beauté des femmes aux yeux verts que l'on y croise, dont les tchadors ne peuvent ternir l'éclat. La Perse appartient à Vénus, sans doute une des raisons pour laquelle la poésie y est une véritable religion. Hafiz, le poète préféré de Goethe y est vénéré à l'égal d'un saint, lui qui écrivit:

Ô barde, chante ton poème et que la chance sourit en mon cœur.
J'aperçois la joue de mon aimée, reflétée au fond de mon gobelet

Omar Khayyâm, non seulement immense poète, mais grand mathématicien et astrologue de talent était Perse lui aussi. Cet esprit libre, qui brava l'obscurantisme écrivait :

Pendant que je tirais l'horoscope du livre de l'amour,
Tout à coup, du coeur brûlant d'un sage sortirent ces mots:
Heureux celui qui en sa demeure possède une amie belle comme la lune,

et qui a en perspective une nuit longue comme une année!


Ou encore, moins hédoniste et très actuel :

Un cheikh dit à une femme publique:
- Tu es ivre, à chaque instant tu es prise dans les filets de chacun.

Elle lui répondit:
- Ô cheikh! je suis tout ce que tu dis,
Mais toi, es-tu ce que tu parais être?


Dans ce contexte il est instructif d'observer un fragment du passé, à travers les thèmes astraux de Mohammed Pahlavi, le dernier Shah d'Iran, chassé par la révolution islamique, et celle de l'Ayatollah Khomeiny, qui vint prendre sa place.

Mohammed Reza Pahlavi, né le 26 octobre 1919 à 8H15, Téhéran.

N'est-il pas étrange que le dernier roi d'Iran, qui se voulut despote éclairé et qui, militaire de formation, appuya bien évidemment son pouvoir sur l'armée et la police secrète (la terrible Savak), était triple Scorpion (Soleil, Lune et ascendant), le signe opposé au Taureau! difficile sans doute pour lui de comprendre les véritables aspirations du peuple perse!

Et pourtant lorsqu'en 1979, les grèves et les manifestations populaires le contraignirent au départ, Uranus, l'astre de la révolution, transitait sur son Mercure proche de son Ascendant: cela ne signifie pas qu'il était destiné à être chassé par la révolution, mais plutôt qu'il rata son rendez-vous avec l'histoire! Uranus, exalté en Scorpion depuis déjà 4 ans (cela commença avec le transit sur son Soleil, en début de signe, en 1975), aurait dû déclencher la compréhension. Le Shah, réformateur de nature, désireux de jouer un rôle dans l’histoire, avait tout en main pour changer pacifiquement et sereinement la vie de son pays. Mais les bonnes intentions (Uranus en Verseau) ne suffisent pas. Pour avoir des chances de réussir, l’action doit être juste ce qui signifiait entre autres, dans son cas, gouverner de façon humaine et démocratique (que vaut la légitimité d'un parti unique soutenu par la répression policière?), renoncer à une glorification personnelle digne d'un autre temps (il se fit sacrer roi des rois en 1967), mettre un terme aux gaspillages militaires (l'armée iranienne devint l’une des plus puissantes du monde), éradiquer la corruption (tant que faire se peut) et instaurer une distribution équitable des richesses gagnées par le pétrole.

Il était temps d'offrir la liberté à son peuple, car Uranus tend toujours vers la liberté absolue. On sait qu'il en fut incapable et ainsi, sa destinée, inscrite il est vrai dès sa naissance le frappa de plein fouet.

Mohammed Pahlavi est un vrai cas d'école:
- Saturne au Milieu du Ciel est souvent indicateur d'une chute, spécialement chez les grands de ce monde.
- Ce même Saturne est conjoint à Mars, indicateur de violences et de dureté intérieures, de fortes frustrations, et par voie de conséquence responsable des répressions féroces qui s'abattirent sur les opposants à son régime.
- Mercure, le maître du Milieu du Ciel en Vierge, où stationnent Saturne et Mars, est à l'Ascendant, ce lieu du thème très est en relation avec le comportement. De plus Mars, maître de l’Ascendant est conjoint à Saturne et au Milieu du Ciel ! Il ne fait aucun doute que le Shah fut responsable de sa propre chute prédite par un Saturne culminant.

Les Perses surent toujours produire d'excellents astrologues. La prédiction de sa propre chute lui avait sans doute été faite. L'astrologie véritable cependant, opposée dans son essence au fatalisme astral, a pour fonction d'agir sur la destinée (voir le Centiloque), à condition que le natif soit capable d'écouter et de comprendre les conseils qu'un astrologue doit savoir prodiguer. Mais le Shah, éduqué à la française, accepta-t-il de prendre l'astrologie au sérieux?

En étudiant son thème, plutôt puissant, marqué par la chance et un intellect pénétrant (Mercure au lever en Scorpion), on comprend d'où naquirent ce manque de clairvoyance et de compassion, qui précipitèrent sa chute, et avec lui celle de tout un peuple qui tomba de Charybde en Scylla.

Sa nature de triple Scorpion, profonde, cynique et pénétrante, ne manquant pas de finesse d'esprit, de ruse et d'astuce (Mercure au lever au parallèle de Pluton), doté d'une certaine subtilité d'esprit (Mercure au sextile de Vénus en Vierge), le rendit sans doute trop sûr de lui, très peu apte à écouter les voix de la sagesse.
Uranus maître en Verseau joua possiblement contre lui, car au carré de la Lune, des Nœuds lunaires et de l'ascendant, ainsi que parallèle au Soleil, faisant de lui un autocrate opposé aux libertés politiques, qui désirait absolument tout mener, commander, contrôler, ce qui est le défaut majeur de cet astre puissant chez de nombreux dictateurs et « révolutionnaires ».

Le secret du thème réside sans doute dans la Lune en Scorpion à 2° de l’ascendant, psychologiquement pénible, anxieuse, jalouse, fréquemment responsable de la haine de soi (possiblement relative à l'enfance, à la relation envers la mère, à l'éducation reçue à l'école des cadets).
Conjointe à Rahu (le Noeud nord), au parallèle de déclinaison de Pluton, la Lune qui est le contenu de la pensée, la personnalité, la conscience, est sombre, tourmentée, manipulatrice, anxieuse. Elle évoque une certaine dureté de caractère, un trait fortement multiplié par la conjonction Saturne/Mars.
On lit également dans cette conjonction Lune/Pluton un certain irrespect pour la femme, c'est-à-dire pour Vénus.
Vénus est en chute en Vierge dans ce thème, à 10° de la conjonction Saturne/Mars et dans la maison X : les femmes sont un ornement à sa couronne, un instrument de plaisir (conjonction à Mars, et la Lune en Scorpion est très sexuée) et de continuation (nécessité de l’héritier). Dans le meilleur des cas elles sont de bon conseil (sextile de Vénus à Mercure), mais elles agissent aussi dans l’ombre (Vénus demi-carré au Soleil en XII, la maison des complots et des trahisons).
Vénus maîtrise la VII en Taureau (le couple mais aussi la nation perse qu’il épouse symboliquement en tant que roi).
Le Nœud sud, Kétu au coucher en Taureau, responsable de difficultés et de bouleversements lui prend deux épouses (il divorce des deux premières incapables de lui apporter un héritier) et à la fin son royaume.
Uranus au carré de la Lune le rendit magnétique, intelligent, original et particulier, mais dans la position sociale où il se trouvait cela ne servit qu'à renforcer son ego, déjà en forte demande de compensation (Lune en Scorpion).
Saturne/Mars au Milieu du ciel indiquent la chute programmée, presque inéluctable, ainsi que de nombreuses frustrations, d’où un fort durcissement du coeur, et comme le Soleil est en XII, le père est peut-être ici en cause (pas facile il est vrai d’être le rejeton d’une toute nouvelle dynastie).
Le thème est ainsi marqué par la violence de désirs frustrés (Saturne/Mars culminants), par une nature isolée, triste et prisonnière (Soleil en XII), compensée par de grandes largesses (Jupiter/Neptune conjoint en Lion) envers ceux qui ne le méritaient pas (la cour, les privilégiés du régime, les marchands d’armes), et par de vraies ténèbres intérieures (Lune/Scorpion parallèle à Pluton en VIII, la maison de la mort).

La seule façon de mieux s'en sortir aurait été d'utiliser correctement Uranus en Verseau (l'intelligence, l'universalité, la révolution intérieure qui débouche sur de vrais changements dans la société), au carré de la Lune en Scorpion (la conquête de la peur), au carré de l’AS (originalité, indépendance, compréhension des mécanismes du moi), au trigone du Soleil en XII (refus du faste, quête de la lumière), et surtout de ne pas céder aux pires cotés de cette Lune marquée par Pluton (obsessions, haine de soi et possible cruauté), amenant ainsi un Uranus négatif (autocratie, autoritarisme, despotisme) imposé par l’armée et la police (Mars, maître de l’Ascendant, conjoint à Saturne au Milieu du Ciel.

C'est bien dommage, car idéalement il pouvait amener une véritable transition de la Perse vers la démocratie (toujours réduite à en rêver à l'heure actuelle). Le conflit meurtrier avec l'Irak (au moins 1,5 millions de morts), qui fit le bonheur des marchands d’armes de nombreux pays, aurait pu être évité ainsi que les décennies d’humiliations des femmes et de répressions qui suivirent, cette fois l'oeuvre de l'Ayatollah Khomeiny.

Celui-ci, ironiquement, était Taureau.

Ayatollah Khomeiny, né le 17/05/1900 à 13H00, Khomeyn

Le Soleil en Taureau, avec Mercure et Mars dans ce signe, en faisait un être marqué par Vénus, astre de l’amour, de la beauté, de l’art, de la sensualité ! Mercure et le Soleil sont en maison IX, celle de la religion et de la spiritualité, correspondant à la carrière religieuse qu’il se choisit. Le Soleil en IX (l’étranger), maître de la XII (la prison, l’enfermement) est symbolique de son exil de 14 années.

L’ambition est forte, soulignée par Pluton et Kétu au Milieu du Ciel. Pluton renforce ici la soif de pouvoir, la capacité de s’élever matériellement et ainsi, la maison IX, l’orientation spirituelle devint vassale de cette ambition. On remarque d’ailleurs que Mercure (le langage, l’écriture, la rhétorique), maître de l’Ascendant Vierge (attitude, comportement), en IX (la religion) est maître du Milieu du Ciel (l’ascension sociale).

Mercure est au sextile de Vénus (comme chez le Shah !), preuve d’une capacité à apprécier l’art et la beauté. Les deux astres envoient chacun un quinconce à la conjonction Jupiter/Uranus/Fond du ciel, dessinant un Yod, un doigt de Dieu, dont l’apex le plus important est opposé à ce Pluton qui récupère ainsi une grande partie de l’énergie de cette figure.
Ainsi on retrouve un Uranus très puissant, toujours porté vers l’autoritarisme et le fanatisme,s’il n’est pas correctement aspecté (ici perverti par Pluton, l’astre du pouvoir et de la manipulation). Cet astre en Sagittaire et au Fond du Ciel, un signe obnubilé par la justice, souvent très prompt à juger, indique que le religieux (Jupiter représente les membres du clergé) se sentait investi d’une mission divine et se prenait pour la justice incarnée.
Cette croyance en son rôle n’empêchait pas les contradictions, Pluton dans cette opposition indiquant de profondes ténèbres (instinct destructeur, puissante pulsion de mort) et un mental perverti par l’ivresse du pouvoir. Le demi-carré de Mars à Pluton, en VIII, la maison de la mort, indique une tendance à l’autodestruction (la quête du pouvoir, les victimes qui en résultèrent, détruisirent, tuèrent sa nature spirituelle)

Dans ce thème, cependant éclairé par Mercure/Vénus au sextile l’un de l’autre, par les positions de Soleil et de Mercure en IX (authentique intérêt spirituel), par un Mars au trigone de la Lune et de Saturne (courage, sens de l’action) et une conjonction Jupiter/Uranus qui peut se révéler très favorable (grand désir de liberté), le verrou qui bloqua toutes les énergies positives et empêcha toute forme d’accomplissement s’appelle Saturne :
- Celui-ci est puissant, maître chez lui en Capricorne, ce qui indique un mental dur, quasi inébranlable, déterminé et patient.
- Il est conjoint et parallèle à la Lune, signe d’une enfance difficile, sans doute malheureuse (fils et petit-fils de religieux son père fut tué alors qu’il était encore bébé, sur les ordres d’un potentat local). Élevé par sa mère et sa tante, puis par un frère aîné, il manqua dans doute cruellement de tendresse et les anxiétés, les insécurités, les peurs profondes (Saturne/Lune) qui naissent à cette période le poursuivront toute sa vie.
- La Lune est en Sagittaire : la nature du mental est double et, conséquence de la conjonction à Saturne et de l’opposition à Neptune, il y a combat entre le corps et l’esprit, entre les désirs et les interdits, ce qui est fréquent chez les êtres marqués par ce signe.
- L’opposition Lune/Neptune particulièrement offre un parfum de trahison. L’enfant Khomeiny se sentit-il trahi par sa mère qui ne put le protéger de la peur, ou qui en fut peut-être responsable ? On n’a que peu de détails sur cette période de sa vie. On sait qu’astrologiquement la Lune est associée au cocon de l’enfance, à la mémoire (ici figée dans les peurs saturniennes) et à la jeunesse. Cette jeunesse (il y avait nombre de soldats enfants) qui fut sacrifiée et trahie lors du conflit contre l’Irak !
- Saturne est également opposé à Vénus et ainsi pas de possibilités de compensation sensuelle, aimante, tendre de ce coté là ! L’amour fait peur, parce qu’associé à la souffrance, au chagrin, à l’abandon, d’autant que Neptune (souffrance), opposé à la Lune agit comme en conjonction avec Vénus (translation de lumière par l’intermédiaire de la Lune et de Saturne)
- Neptune, à moins d’être purifié, est associé au secret, au caché, au mensonge, à la dissimulation. Il domine ici la maison VII et on se demande s’il ne cache pas de terribles secrets de jeunesse, qui pourraient expliquer un cœur desséché par la souffrance (Neptune) et la culpabilité (Neptune encore), rendu incapable d’aimer.
- Saturne affligeant à la fois la Lune, Vénus et Neptune, les trois astres féminins, on comprend qu’il se fit connaître en s’opposant à la loi électorale votée par le Parlement à l’instigation du Shah qui accordait le droit de vote aux femmes et qu’ensuite les femmes de son pays vécurent l’enfer lorsqu’il obtint le pouvoir. La Lune (la mère), Vénus (l’amante), Neptune (le peuple et l’amour) sont toutes les trois sacrifiées sur l’autel d’un cœur flétri par les angoisses et l’insécurité liées à l’enfance (Saturne/Lune), la peur des émotions (Saturne/Neptune), la peur de la sensualité (Saturne/Vénus) et la peur de ne pas être aimé (Vénus/Neptune). Ainsi tourmenté l’Ayatollah choisit la sécurité illusoire du froid et de l’indifférence, préférant se tenir à l’abri des souffrances, en quête d’une sorte d’invulnérabilité.
C’est la démarche la plus anti-spirituelle qui soit, paradoxalement présente chez de nombreux fanatiques religieux de tous pays, si effrayés par le désir, la femme et leurs instincts coupables.

Le peuple, représenté par Neptune, ne peut que souffrir dans sa chair et dans son âme sous la férule d’un tel maître saturnien négatif. Mercure au demi-carré de Neptune indique également les mensonges, la propagande et les conditionnements religieux sur lesquels le pouvoir s’appuie.

Les parallèles de déclinaison sont ici très parlants : ils relient Neptune (le peuple), Saturne (le vieillard, la sécheresse du cœur), Uranus (l’autoritarisme, le fanatisme, la peur de la vraie révolution et la frilosité des idées, puisqu’il est perverti par Saturne et Pluton), les Nœuds lunaires (quête du pouvoir, entraînant violences et bouleversements) et la Lune (sa propre enfance et la jeunesse iranienne).

L’ensemble des Parallèles indique la peur du changement, l’attachement névrotique aux traditions (qui sont les fondations de la sécurité), sans doute par jalousie d’accorder aux autres ce qui lui fut refusé par l’opposition de Saturne au cours de la jeunesse :
Vénus, maître du Taureau, maître de l’Iran, reste sans doute la clef la plus importante, quand on sait que les Vénus frustrés entraînent forcément à la cruauté :
- Son demi-carré au Soleil et le quinconce adressé à la conjonction Jupiter/Uranus indiquent une vraie soif du plaisir et de la sensualité, sans doute durement réprimée, que ce soit par la famille, par les Mollahs auxquels il appartenait de tradition et par ses propres conditionnements.
- Les interdits furent puissants, à la mesure de son désir de goûter aux fruits défendus (aspect Uranus/Vénus qui désire une liberté totale dans le cadre de l’amour et de la sensualité). Il n’est pas impossible d’ailleurs qu’il ait vécu de vraies expériences (Vénus quinconce à Jupiter et sextile à Mercure)
- L’opposition Saturne/Vénus, la conjonction à la Lune (la mère, la tante, le grand frère ?), les interdits religieux (Saturne/Neptune) choisirent pourtant la voie de la répression, le combat, la lutte, la guerre intérieure. La peur fut ici la grande gagnante, ce qui ferma entre autres les portes de la vraie spiritualité et de la compassion et nourrit en contrepartie les ambitions matérielles et sociales.

Il est sans doute temps pour l’Iran de renouer avec sa nature vénusienne : Khomeiny montrait un thème particulièrement tourmenté il est vrai, mais on ne peut oublier que l’individu froid, dur et ambitieux qu’il devint au cours de sa vie, n’aurait pu imposer ses idées et ses frustrations à tout un peuple, sans l’aide et l’assentiment de nombre de ses semblables.
Seuls des êtres profondément frustrés, misérables, effrayés, privés de beauté intérieure et de compréhension, sont capables de lapider des femmes à coups de pierres !

L’Iran moderne, riche d’une belle jeunesse, en plein bouleversement, semble prêt à échapper enfin à ce cauchemar de trente ans. Rien n’est gagné, il n’est pire drogue que le pouvoir et Pluton (le pétrole) joue ici un rôle non négligeable. Vénus (la femme, la poésie, l’amour) semble bien faible face aux gardiens de la révolution (Mars). Elle est pourtant la plus apte à changer les consciences, seul moyen de changer la vie pour de bon.









CENTILOQUE


CLIQUEZ SUR LE LIEN
pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.