mardi, février 21, 2012

A propos des présidentielles

Conjointe à Neptune, la nouvelle Lune à 2° des Poissons (ce 21 février à 22h35 GMT) éclaire distinctement le phénomène de l'illusion, plus que jamais présent dans nos existences modernes et peut-être spécialement dans le monde de la politique. La campagne électorale bat son plein et Neptune (l'empathie, la croyance, le clinquant, l'aura plutôt que la substance) tient insidieusement le haut du pavé. Les candidats revêtent les habits immaculés de l'humanisme et de la vertu, ne sont-ils pas entrés en politique comme on entre en religion, par amour de leurs concitoyens et de la nation, par souci de liberté, d'équité et de justice, emportés par la passion de changer le monde? L'étude des thèmes des politiciens permet de pénétrer sous les masques fictifs que les médias et la propagande nous imposent, montrant qu'ils sont comme les autres bien sûr, surtout guidés par leurs craintes, leurs désirs, leurs ambitions et la passion du pouvoir. Et l'on sait que si Neptune réellement intégré représente au mieux l'amour inconditionnel et la compassion, il est dans notre quotidien intimement associé aux mensonges et à la dissimulation. 

Les prévisions électorales sont ardues et peu fiables, d'abord parce qu'elles concernent une nation entière et pas uniquement un individu. Ensuite, du point de vue de l'individualité des candidats, il y a ce que j'ai nommé à plusieurs reprises le syndrome Kerry (se reporter à l'introduction du thème de Ségolène Royal):  ceux capables de l'emporter sont soudainement suivis par les médias qui commentent leurs faits et gestes, une popularité soudaine, parfois internationale, reconnaissable aux transits qui bouleversent le thème natal. En 2004 face à John Kerry qui montrait entre autres un Jupiter culminant soutenu par de beaux aspects, se tenait G. W. Bush qui remporta les élections alors que son thème flamboyait nettement moins. C'est qu'il était déjà mondialement célèbre et ainsi sa candidature était moins lisible sur son thème. 

Nicolas Sarkozy le 28 janvier 1955 22h00 Paris.


Dans le même ordre d'idée, s'il semble évident que les transits et les progressions de Nicolas Sarkozy sont assez négatifs, et que cela joue certainement en sa défaveur, on ne peut totalement en conclure sa défaite à venir, c'est-à-dire la victoire d'un autre prétendant au trône. C'est qu'il faut, avant de fonder son jugement sur les transits et les progressions, se demander, et cela pour tous les candidats, en quoi les thèmes eux-mêmes sont présidentiables, condition sine qua non à une victoire finale. La preuve en est que si l'on observe les astres du 6 mai  2007, date de son plus grand succès, on s'aperçoit que Nicolas Sarkozy  était loin de bénéficier de transits favorables. Mercure entre autres, maître de l'AS (le moi) et du MC (la réussite) s'opposait à son Saturne natal, de même d'ailleurs que son Soleil, aspects tendus qui auraient dû provoquer la défaite, au lieu de quoi......                                                                                                                                                           
C'était sans compter sur un thème taillé sur mesure pour la réussite sociale (à ne pas confondre avec la réalisation de soi, ou et encore moins avec bonheur et sérénité) dont les aspects les plus marquants sont:

- Les Parallèles de déclinaison entre les Noeuds lunaires (la destinée), Pluton (le pouvoir et les soutiens occultes) et le Milieu du Ciel (la réussite).
- Un Milieu du Ciel puissant qui appartient à Mercure (la communication) également maître de l'AS (le moi), formant ainsi la combinaison classique de l'élévation du moi par ses propres efforts certes, mais aussi grâce aux multiples connections de cet astre:
- Pluton (les pouvoirs financiers) lui fait opposition à partir de la XII (la maison des complots et des secrets), indiquant ruse, astuce et cynisme.
- Neptune à son trigone évoque l'art de la propagande, la sinuosité du langage et l'image médiatique illusoire.
- Vénus à son sextile figure le charme et la séduction de cette image médiatique.
 - Jupiter et Uranus à son quinconce entre la X et  la XI figurent l'ambition personnelle, le puissant désir de réussite, le soutien de personnalités influentes et diverses, ainsi que l'image de marque de la jeunesse et du dynamisme (Uranus) capable d'apporter un vrai renouveau.
- Mars et la Lune à son demi-carré évoquent l' art de la polémique, la pugnacité et accessoirement les écarts de langage.
-  Le carré de Mercure à Saturne indique la dureté mentale et une certaine méchanceté.

On le voit, on ne devient pas président par hasard (et cela concerne l'immense majorité des dirigeants de ce monde) ce qui illustre les limites de la démocratie, qui vaut il est vrai mille fois mieux qu'une dictature malgré tout. La sagesse, l'intelligence, le sens du bien ne pèsent pas lourd face à l'ambition, la domination, la combativité et la rouerie. On croit choisir librement nos dirigeants quand Mercure (la ruse), Pluton (les finances, les intérêts personnels et les peurs fondamentales), Neptune (l'illusion, la manipulation des émotions, les dissimulations), Saturne et Mars (les difficultés de la vie, les circonstances adverses, l'agressivité, les frustrations), la Lune (l'humeur du moment) guident les consciences dans le secret de l'isoloir. Quand à Jupiter (le sens de la justice), à Vénus (la beauté, la tendresse) au Soleil (les idéaux) et à Uranus (le désir de changement), ils se laissent presque toujours corrompre par la pompe, le luxe et l'argent (Jupiter), la quête interminable du plaisir (Vénus), les jouissances de la vie et la vanité (le Soleil), et bien sûr la tentation de l'autoritarisme (Uranus). Le problème de la politique est qu'elle ne fait que refléter notre état de guerre intérieure. Il y a peu de chance qu'elle réussisse à changer un monde qui est le miroir de nos consciences.

Prochainement l'étude des transits et des progressions de Nicolas Sarkozy et de François Hollande pour les deux tours des présidentielles.



CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.