dimanche, juillet 06, 2008

Mars, Saturne et la méditation

L'été, les vacances ne peuvent pas toujours bien commencer, la preuve, voilà que par le jeu de la mécanique céleste, comme cela nous arrive régulièrement, nous entrons dans une période Mars/Saturne défavorable à de nombreux points de vue, puisqu'il s'agit d'une conjonction, effective (plus ou moins) du premier au 29 juillet.
(On pourrait attribuer une mention spéciale au dimanche 6/07, puisque non contents d'être conjoints, les deux astres seront en parallèles de déclinaison et que la Lune leur rend visite. Le 14 juillet sera particulièrement dangereux, car la Lune sera cette fois au carré de Mars et de Saturne: prudence à tous points de vue!! La conjonction quand à elle est exacte le 10/07 à 18H16 GMT)

Sans donner aucunement dans le fatalisme astral, cette conjonction n'annonce pas que des bonnes nouvelles : mais l'astrologie n'est utile et nécessaire, que si elle nous sert à comprendre les mécanismes de l'existence et à agir sur la destinée, sinon à quoi bon!

C'est qu'il ne faut pas regarder ce genre de phénomène par le petit bout de la lorgnette. Deux aspects sont à considérer:
1- Les événements par eux-mêmes.
2- Nos réactions à ces événements.
Ensuite le jeu devient subtil, car 1 et 2 se mordent la queue : nos états d'esprit pervertis par la rencontre de Mars et de Saturne, sont souvent à l'origine de nos problèmes, et pour les mêmes raisons nos réactions aux circonstances contraires sont loin d'être intelligentes.

1- les événements :
On remarque depuis la nuit des temps que lorsque Mars et Saturne s'affrontent dans les cieux, des difficultés de tous ordres apparaissent. Mars (le désir, l'action, le combat) est ralenti, et souvent bloqué, par Saturne (le temps, l'obstacle). Selon le thème astral de chacun, les problèmes se font plus ou moins aigus et sont plus ou moins ressentis. Ils peuvent toucher toutes les sphères de l'existence. Il y a des risques accrus pour que la voiture, la télévision, l'ascenseur, le téléphone ou l'ordinateur se mettent à faire des leurs. Ou que le corps renâcle avant de tomber soudain malade, ou d'être victime d'un accident. Ou qu'un rendez-vous important sur lequel on compte se transforme en attente interminable, puis en lapin. La frustration, quand ce n'est pas la peur ou la douleur ne sont donc jamais très loin.

2- les réactions :
C'est là l'important : comment, alors que nos esprits sont sous l'emprise de Mars et de Saturne, réagissons nous aux difficultés qui surgissent? La capacité d'action se retrouve soudain bloquée, l'objet du désir qu'on croyait à portée de main s'éloigne jusqu'à devenir hors de portée, la réussite, le succès si proches se font hors d'atteinte! Et encore cela peut être bien pire, puisque les vacances par exemple peuvent être transformées en pensums (des heures d'embouteillage en plein soleil, une location qui n'a rien du paradis promis), mais aussi en véritable cauchemar (accident de la route....).

S'il n'y a pas de fatalisme astral, c'est bien parce que nous pouvons agir, ce qui en ce cas précis signifie réagir correctement. Mars et Saturne, même conjoints, ne sont pas obligatoirement des ennemis bien au contraire. Tout dépend de la façon dont nous nous en servons.

D'où le titre de ce message : Mars, Saturne et la méditation:
Souvent, trop souvent, et je vous invite à observer ce qui se passe autour de vous tout au long de ce mois de juillet, nous sommes responsables des effets défavorables de cette conjonction, car avant de signifier (certains diraient symboliser) des évènements, les astres troublent surtout notre mental, c'est-à-dire les processus complexes de la pensée qui s'inscrivent dans les sphères interactives du temps psychologique (les mémoires, les peurs et les désirs qui en découlent), de l'ambition, de l'espoir et de la peur.
Ce qui est grave dans cette conjonction, et donc souvent source de blessures, d'accidents et de frustrations, c'est l'effet pervers, agressif, violent, qu'elle a sur nos cerveaux. Nous devenons trop pressés, trop nerveux, trop volontaires, emportés par le besoin de devenir, d'être demain, ou dans une heure, refusant d'attendre, de patienter, de vivre l'instant présent. C'est là que tout se joue. Au plus nous résistons aux circonstances, surtout lorsqu'elles sont contraires, au plus, poussés par le désir et la volonté, nous combattons le temps et les obstacles, au plus la frustration se fait mordante. Inversement, au plus nous développons, épanouissons les qualités saturniennes (patience, persévérance, renonciation s'il y a lieu), au moins les effets néfastes sont ressentis. Ceux-ci peuvent même être transmutés en bienfaits, comme cela arrive toujours lorsque nous progressons dans cet art majeur, le seul qui soit essentiel et que nous pratiquons tous, l'art de vivre. Ce sont des lois occultes, ou pour utiliser un langage plus moderne, des mécanismes astropsychologiques qu'il ne tient qu'à nous de comprendre et d'appliquer.

L'idéal est de les appliquer tout de suite, dès maintenant, avant que Mars et Saturne ne nous jouent un de ces tours dont ils ont le secret. Le coeur de l'astrologie, de cette science millénaire, de cet art, de ce qu'à certaines époques on a pu appeler religion astrale, se trouve ici, lorsque l'on devient capable de ressentir en soi les subtilités des variations planétaires et les effets qu'elles ont sur nos pensées, qui sont elles mêmes la substance dont sont faites nos peurs et nos frustrations.

Ici intervient la notion de méditation, qui ne consiste pas à s'asseoir en Lotus après avoir allumé un bâtonnet d'encens, ni à ânonner mantras ou prières afin de couvrir ou d'endormir l'incessant bavardage de la pensée. Elle consiste plutôt à ressentir avec tout son être, qui comprend le corps, le coeur et l'esprit, les vagues mouvantes de ces pensées qui s'agitent en nous, à en observer la naissance et la mort, ainsi que les liens qui les unissent entre elles et qui tissent ces chaînes incassables qui finissent par devenir nous mêmes, du moins les définitions que nous en avons.

Mars et Saturne en aspects défavorables agitent les pensées de façon conflictuelle : le désir s'oppose au temps et aux circonstances, source de peurs et de frustrations. La compréhension de ce phénomène, son observation silencieuse au coeur de soi-même, nous entraîne ailleurs, vers les meilleurs aspects de ces astres, brisant ainsi leurs significations négatives. Mars purifié, compris, n'est plus habité par la violence du désir et de l'ambition. Il devient le serviteur, le dévot, celui qui utilise sa force, son courage et son énergie pour aider, comme le symbolise son exaltation en Capricorne, le signe de Saturne. Les deux astres se réconcilient et Saturne, lui aussi compris, n'est plus la Grande maléfique des médiévaux, mais au contraire celui qui purifie et offre la paix du coeur et la sérénité de l'esprit. A son tour, un mental calmé sera beaucoup moins à même d'attirer blessures, agressions et accidents, même au coeur de circonstances contraires. Il fera preuve de patience et de sérénité, et ainsi agira positivement sur la destinée.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.