mercredi, septembre 10, 2008

Accélérateur de particules et relationnel

Hier soir sur France Inter, j'ai écouté une émission consacrée à l'accélérateur de particules créé par le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), qui sera mis en route demain mercredi 10/09. Passionnant, bien entendu. On nous dit que cet accélérateur, qui a la forme d'un long anneau de 27 kilomètres situé à cent mètres sous terre, est la machine la plus grande et la plus complexe de tous les temps! Certaines des cavités souterraines où auront lieu les expériences sont vastes comme des cathédrales! Le but serait de provoquer des collisions frontales de particules à des vitesses proches de celle de la lumière. 600 millions de collisions par seconde, observées ensuite à l'aide de télescopes géants, afin de recréer les conditions physiques qui régnaient un milliardième de seconde après le Big Bang. Waoh!

Tout ça ne va pas sans quelques inquiétudes, dont surtout la possibilité d'apparitions de gourmands mini trous noirs, capables selon de vilains pessimistes, d'engloutir pas mal de matière, voire le monde entier pourquoi pas ! Au CERN on répond à ces trouble-fêtes « qu'on a examiné ces questions avec le plus grand sérieux ». La réponse doit nous suffire, puisque les savants sont les prêtres des temps modernes et que leurs propos ne peuvent être mis en doute. De nos jours « c'est scientifique » signifie parole d'évangile. Le problème c'est que certains des inquiets ne sont pas des ignares non plus. Difficile d'intervenir dans le débat si l'on n'est pas physicien. Ca n'empêche pas de se demander si l'homme ne joue pas encore une fois de plus à l'apprenti sorcier.

En 1991, j'ai monté le thème astral de l'expérience sur la fusion nucléaire, réalisée au Joint European Taurus en Angleterre (09/11/1991, Culham/Oxford, à 17H21). Le thème fait un peu froid dans le dos, quand on sait qu'il s'agissait de la première réaction de fusion nucléaire contrôlée. Température atteinte : 200 millions de degrés, dix fois celle enregistrée au centre du Soleil! Connaissant l'être humain et sa tendance perverse à se servir militairement de ses découvertes, il y avait (et il y a toujours) de quoi s'inquiéter. S'il s'agit à la base de curiosité scientifique, de recherches pures et louables afin de découvrir une source d'énergie inépuisable, on sent que la peur, la recherche de la domination et du pouvoir, les plus noires ténèbres qui habitent le coeur humain, sont également présentes.
La carte du ciel montre une triple conjonction Soleil/Mars/Pluton en Scorpion, le signe de la vie et de la mort, le territoire des scientifiques et des alchimistes, des secrets et des mystères. La peur et l'autodestruction (Mars/Pluton) sont éminemment présentes, de même que la symbolique prométhéenne : devenir Dieu en perçant les secrets de la matière. On pense à Shiva, sous sa forme de Dieu de la destruction, capable d'embraser l'univers. On pense aux armes de destruction massive de la terrible bataille qui conclut le poème épique du Mahabharatta, dont certaines étaient interdites par les divinités, car nul être sur la terre n'aurait échappé à leur utilisation.




Le 10 septembre 2008, Genève à 9H30 : mise en route du premier faisceau

Demain, en comparaison, les astres sont loin d'être effrayants : ça me rassure d'ailleurs de rédiger ce texte alors que cette nuit, à nouveau ensemble et tout à fait conjoints, Jupiter et la Lune éclairent joliment les cieux. Cette conjonction ne porte-t-elle pas chance?

Donc personnellement, je ne crois pas au trou noir qui doit nous engloutir (d'ici un an ou deux quand les particules seront vraiment en action). N'empêche, les scientifiques (les quelques milliers de physiciens rassemblés là-bas) ne nous ont pas demandé notre avis et qui sait si un jour ils ne feront pas quelque chose d'irrémédiable (mais sans doute que d'ici là, la pauvre Terre qui a déjà bien souffert, dont les océans gluants de plastiques et de pétrole seront définitivement vidés de leurs poissons, dont les forêts et les animaux sauvages auront entièrement disparus, dont l'air sera devenu totalement irrespirable, sinon pour les blattes et les scorpions, trouvera un soulagement, voire une consolation, à notre disparition).

Demain à 9H30 (si le lancement ne prend pas de retard), cette belle conjonction Lune/Jupiter en Capricorne, pas tout à fait terminée, sera au trigone de la conjonction Soleil/Saturne, ce qui évoque une double orientation plutôt intéressante faite de sérieux, de minutie et de précision (Saturne et Soleil en Vierge), et de rêves, de jouets et de grands enfants, car si Jupiter et la Lune évoquent l'enfance du Cancer, le Capricorne est le signe des vieillards. Moins rassurant, on remarque le parallèle d'Uranus (invention, technique de pointe, esprit prométhéen) à Mars (explosion, pétrissage de la matière, expériences dangereuses), mais Pluton, le pouvoir, la manipulation, la mort, ne semble pas impliqué. Au carré de Jupiter, Mars parle quand même de colère, de puissance (les éclairs, le tonnerre, mais aussi la force éclatante des particules) et Mars, au carré de la Lune, parle de violence et de viol...

Ainsi placés (disons jusqu’au 15 septembre pour le carré à Jupiter et jusqu’au 23 pour la conjonction en Balance), ces astres reflètent notre actualité : Mars, Mercure et Vénus conjoints sont au carré de Jupiter (et de la Lune pour cette nuit et demain matin). Nous traversons une période troublée, riche en sentiments exaltés, parfois passionnés (Mars/Vénus), et en recherches de gratifications et de jouissances (Jupiter carré à Vénus), mais sur fond de frustration et de froideur (Soleil/Saturne), et de violences au moins verbales (Mars/Mercure), déclenchées par des accès de colère (Jupiter/Mars). Mercure/Mars peut enfanter des paroles blessantes, agressives, non contrôlées. On n'oublie pas, si cela nous arrive, que Mercure est le prince des menteurs et que poussé par la colère ou la frustration, il peut se mentir à lui-même et hurler qu'il a raison pour ne pas s'entendre se dire à lui-même qu'il a sans doute tort. Uranus, avec le parallèle de déclinaison qu'il fait à Mars peut mettre le feu aux poudres dans certaines situations, surtout si la conjonction Soleil/Saturne a embourbé les choses depuis le début du mois.

Bref, la situation astrale est en ce moment focalisée sur la communication (grande conjonction en Balance), mais celle-ci, malgré le beau passage de Vénus chez elle, et le carré de Jupiter qui aime donner de l’ampleur au social et au relationnel, n'est pas si facile. Il est sans doute plus aisé de fabriquer un extraordinaire accélérateur de particules, que de nous comprendre nous mêmes. Pourtant tout est lié, la science et ses invraisemblables expériences n'est dangereuse que parce que nous ne savons pas communiquer, et que notre relationnel reste soumis à la peur.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.