mardi, novembre 18, 2008

Où l'on reparle d'Hillary Clinton

Hillary Clinton, qui pourrait devenir le nouveau secrétaire d'état, bientôt en charge des affaires étrangères américaines (si les affaires de Bill ne l'en frustrent pas, cela est difficile à juger), bénéficie actuellement d'un excellent passage planétaire, qui lui aurait sans doute fait emporter le morceau aux présidentielles, si elle avait vaincu Barack Obama lors des primaires :
Jupiter, l'astre qui favorise, tient ses promesses. En Capricorne (signe dominé chez elle par un Saturne au Milieu du Ciel), au sextile de sa conjonction Mercure/Vénus/Ascendant, ainsi qu’au sextile de sa Lune en Poissons, cette même Lune qui est en ce moment conjointe à Uranus (bouleversements, changements soudains).
Portée par ces brillants transits, la voilà qui rebondit bien haut quelques mois après une cruelle déconvenue. Elle ne sera pas la première présidente appartenant au sexe féminin, mais responsable de la politique étrangère de ce qui reste le pays le plus puissant du monde, un poste qui sied sans doute à ses ambitions.

Neptune cependant, en fin Verseau pour encore plus de deux ans est problématique dans son thème : Hillary Clinton risque de nous accorder quelques surprises. L'astre de la confusion, de la souffrance et de la sentimentalité, celui qu'on associe (avant qu'il ne soit purifié par Saturne, ce qui nécessite un vrai travail sur soi) aux mensonges et à la dissimulation, ou encore à la malhonnêteté, est au carré de son Mercure, ainsi qu'à l'opposition de son Saturne. De plus si Uranus énergétise cette Lune en Poissons, Saturne lui fera une opposition jusqu’à la fin octobre 2009, de quoi durcir une mentalité déjà plutôt rigide. Une déconvenue d'ailleurs toujours possible viendrait alors de ces deux astres : la Lune pour la frustration (avec un Saturne au Milieu du Ciel de naissance qui symbolise ascension et chute) et Neptune pour des affaires peu claires (Neptune est au carré de son Vénus qui est maître de la VII, la maison du mariage : Bill, toujours Bill)

Hillary Clinton a le carré Mercure/Saturne de naissance. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de parler de cet aspect (et de toute dissonance entre ces deux astres), qui n'annonce jamais rien de bon, spécialement en ce qui concerne les politiciens, puisqu'il provoque de mauvaises décisions, de mauvais choix, parce que les motivations profondes ou les désirs secrets ne sont pas compris ou acceptés, et que le métier de ces gens là est de décider, de choisir pour les millions d'autres! (voir à ce propos Nicolas Sarkozy et Hillary Clinton entre autres, mais aussi Barack Obama, marqué par un parallèle de déclinaison et une fin d’opposition entre les deux astres).

La décision de Barack Obama de choisir Hillary Clinton est sans doute très discutable (d’un point de vue astrologique cela s’entend), car non seulement il souffre lui-même d’un problème similaire, mais on sait que les campagnes présidentielles sont dures, éprouvantes, qu'elles ressemblent à de vraies batailles, où il faut faire preuve de stratégie et de maîtrise tactique.
Quelles promesses n'a-t-il pas du faire au clan des Clinton pour rallier les démocrates irréductibles qui ne voulaient pas de lui?
Ne nous faisons pas d'illusions : si Obama, pour la paix et l'harmonie d’une terre bien détériorée sur laquelle nous vivons était d’évidence un bien meilleur candidat que McCain, cela ne signifie pas que lui, ou n'importe quel politicien, changera le monde. Obama est un neptunien charmant, magnétique, persuasif, rassembleur comme les stars de cinéma qui dépendent de cet astre. Pourquoi? parce que Neptune (conjoint à son AS), qui représente le peuple, la masse, ainsi que le désir de s'identifier, d'appartenir, permet aux gens comme lui de servir de modèle, de faire rêver. Des millions de téléspectateurs ont cru à son discours d'acceptation : ça y est se sont-ils dits, ça va vraiment changer!
On peut en douter pourtant, à cause de cette nature neptunienne qui est riche en émotions mais pas obligatoirement en actes, et aussi pour la simple raison qu'on ne grimpe pas tout en haut des marches sans connaître le goût amer de la compromission. La politique, le pouvoir corrompent même les meilleures volontés.

On doutera encore plus depuis la quasi nomination d'Hillary Clinton. Non seulement, nous l'avons dit, c'est une Mercure/Saturne de naissance, encline aux mauvaises décisions, mais Neptune se fait puissant et défavorable dans son thème et cela pour au moins deux ou trois ans. Au carré de son Mercure, il évoque des mensonges, des dissimulations, des promesses non tenues. Sous cet aspect, surtout chez une politicienne, la parole n'est pas droite, ni les idées. On parlera de paix, de compassion, d'aide humanitaire, sans doute, mais peu sera réellement fait, quand ce ne sera pas, en sous main, le contraire. Et en cela rien ne changera. Quand à Saturne, il risque fort de bloquer l’action révolutionnaire de cet Uranus sur sa Lune : un pas en avant, un pas en arrière, peur de la liberté, peur des changements et durcissement, pour se donner bonne conscience et pour paraître à la hauteur, car le monde entier sera prêt à la juger.

Pour ne rien gâter, d'avril 2009 à janvier 2010, Jupiter transitera sur Neptune. En Verseau, les deux astres seront au carré de son Mercure, opposés à son Saturne (lui-même conjoint à Mars, voir son thème): on peut s'attendre à ce que beaucoup d'émotions et de souffrances, secrètes, dissimulées, mal digérées, mal comprises, se cachent derrière ses décisions et les influencent. On peut aussi s'attendre à de la générosité envers des gens qui ne le méritent pas, les rois du pétrole par exemple, les dirigeants des multinationales, les Chinois (et tant pis pour le Tibet), ou encore Vladimir Poutine que les discours enflammés d'Obama doivent bien faire rigoler : on se rappelle que la Russie est Verseau/Poissons, que Neptune (dissimulation, souffrance) le maître des Poissons est en Verseau et qu'Uranus (aristocratie, pouvoir dictatorial) le maître du Verseau est en Poissons. Voilà un pays qui, sous une poigne de fer, réalise ces dernières années un redressement radical, quoique le peuple (Poissons) en profite très peu, ou pas du tout, au contraire des dirigeants (Verseau) et qu'il ne fait pas bon d'être Caucasien.
Il sera intéressant de voir comment madame Clinton s'en sortira face à Monsieur Poutine et ce qu'il en sera, face à la Realpolitik, de tout ce bel idéalisme qui une fois de plus a marqué ces élections américaines.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.