vendredi, juin 19, 2009

Iran, les élections du 12/06/09

Coïncidence, comme d'habitude dira-t-on, mais bizarre quand même les manifestations, la quasi révolution et les violences en Iran, alors que justement Mars, dieu de la guerre, transite le Taureau, le signe traditionnel de la Perse, au coude à coude avec Vénus, maître en ce signe : sauf hier où ils étaient en noir, portant le deuil des victimes de la répression) nombre de manifestants arboraient des bouts d'étoffe verte, la couleur de la campagne électorale du candidat malheureux, et incidemment celle de Vénus et du Taureau, sur lesquels étaient écrits: Où est mon vote?
Vénus, ainsi que Mercure le messager, le maître des communications (qui par l'effet de sa rétrogradation vient de passer presque deux mois en Taureau !), expliquent en partie l'immense espoir qui s'est levé pendant la campagne électorale et qui refuse de se perdre.
Mars de son coté est bien sûr responsable de la violence et des combats directement causés par la frustration et le ralbol des autoritarisme politico-religieux, mais il représente aussi le courage de ces hommes et de ces femmes qui risquent la prison, l'hôpital et parfois leur vie, pour défendre leurs droits et leurs idées.

Mars et Vénus conjoints sont signe de passion : c'est un printemps Perse amoureux, riche de l'amour de la liberté, d'un pays, d'une nation victime de l'intolérance qui vaut tellement mieux que ce qu'elle subit depuis 30 ans.

A la fin des années 70 j'ai traversé l’Iran plusieurs fois, de la frontière Turque à l'Afghanistan, en passant par Téhéran. La dernière occasion, puisque ensuite le pays se ferma pour de nombreuses années, fut une époque bénie : le pays était livré à lui-même ! le Shah s'était enfui et l'ayatollah Khomeiny n'était pas encore arrivé du sud de la France, où il patientait depuis 14 ans. La chance astrologique voulut que je passe par un Tabriz enneigé lors de la Pleine Lune en Taureau. Le pays bruissait d'une effervescence palpable, joyeuse, mais aussi inquiète. A Téhéran, à Meched, des gens en voiture me demandaient où je me rendais et m'y conduisaient. Des jeunes femmes souriantes, à la fois strictes et suprêmement élégantes, n'hésitaient pas à m'adresser la parole, à me poser des questions et à répondre aux miennes. Tous me disaient dépêche-toi de sortir du pays, ça va aller mal!

Que dire astrologiquement de ces élections?

Vendredi 12 juin 2009:
- 20h50 Téhéran : le candidat conservateur modéré Mir Hossein Moussavi revendique lui-même la victoire aux dépens du sortant Mahmoud Ahmadinejad, à l'occasion d'une conférence de presse vendredi soir à Téhéran.
- 21h30 Téhéran : le président sortant, l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, a remporté la présidentielle, annonce l'agence officielle Irna.
Source : le Nouvel Observateur en temps réel, spécial Iran


Choississons cette dernière heure, 21H30 (Téhéran), pour dessiner le thème de l’élection.

Le Soleil est en Gémeaux, signe double qui caractérise la fracture d'un pays en deux camps adverse
Mercure (en Taureau) est très important dans ce thème, en tant que maître des Gémeaux mais aussi de la Vierge où se trouve Saturne: or celui-ci est au carré du Soleil, ce qui indique un «obscurcissement de la lumière». Saturne, est lui-même maître de l’Ascendant Capricorne de ce thème.
La Lune est quand à elle au quinconce de Saturne : ainsi marqué, l’astre du temps, de la durée, des obstacles indique une forte possibilité que la situation s'enlise et que ce mouvement de protestation perdure (Vénus quitte le Taureau le 5 juillet et Mars le 12!)

Mercure est situé à 28° du Taureau, au carré quasi-exact de la conjonction Jupiter/Neptune. Cette simple figure semble corroborer les accusations de fraudes. Mercure et Neptune, en affliction, s'associent aux faux, aux mensonges, aux dissimulations.

Neptune, dans un cadre de référence politique, est toujours en relation avec le caché, le secret, le dissimulé. Il représente également le peuple, c’est-à-dire la masse, en opposition à l'aristocratie dirigeante (Uranus), aux puissances de l'argent (Pluton), ou encore à l'armée et à la police (Mars). Comme Jupiter, Neptune est au Parallèle de déclinaison de Mars (ce qui équivaut à une conjonction) : la violence envers le peuple (mais aussi à l’intérieur du peuple) est bien présente !

La relation difficile entre Mercure et Jupiter/Neptune indique l'intoxication et la propagande médiatique, les mensonges de la presse officielle (ou de l'agence IRNA), ainsi que de possibles trahisons :
Le problème, qui apparaît d’ailleurs sur ce thème, est que nous sommes face à deux autorités, normalement distinctes :
- Le gouvernement, que nous attribuerons au Soleil.
- La hiérarchie religieuse, représentée par Jupiter.

Si l’on part de ce principe, on ne peut pas ne pas remarquer que :
- Le Soleil est au trigone de Jupiter/Neptune, ce qui indique une collusion entre les autorités civiles et religieuses (l’Iran des Ayatollah ne connaît pas la séparation des pouvoirs).
- Mercure est au carré de Jupiter et de Neptune : il est vain (comme c’est le cas en ce moment), de croire au rôle d’arbitre du guide spirituel du pays, sans doute impliqué au premier chef dans la fraude électorale.
- Jupiter/Neptune, toujours au carré de Mercure sont sans doute à la base des fuites venues nous dit-on du ministère de l’intérieur (Jupiter). Aux dernières nouvelles (Mercure) les responsables sont emprisonnés et l’un d’eux est mystérieusement (Neptune) mort (Neptune/Mars en Parallèle de déclinaison).

Le Soleil (représentant le gouvernement) est par ailleurs très sollicité:
- Il est au carré d'Uranus, l'astre de la révolution, ce qui correspond bien à la situation actuelle et ajoute de l'eau au moulin de ceux qui croient à la fraude, puisque cette figure aurait dû pousser au changement, que tout le monde ressentait avant les résultats. C'est une figure de refus, de révolte contre le gouvernement, de combat pour l'indépendance et la liberté.
- Il est au demi-carré de Mars et de Vénus. Ces deux planètes sont en Taureau, conjointes, à mi-distance d'Uranus et du Soleil qui s'affligent mutuellement. La passion est présente, ainsi que la violence : on n'entend guère parler pour le moment de mouvements pacifiques, de désobéissance civile, de grèves généralisées, mais de combats, de répression, de morts violentes.
- Le Soleil au trigone de Jupiter/Neptune, donne au pouvoir en place une position de force (n'a-t-il pas la «légitimité»?)
- Attention : le Soleil est maître de la VIII, la maison de la mort, la vie humaine ne vaut pas grand chose pour le pouvoir.

Saturne qui afflige les deux luminaires indique le durcissement du pouvoir (représenté par le Soleil). Il domine Pluton, qui est en XII, montrant comme toujours qu'il y a également des affaires cachées, secrètes en relation avec d’énormes intérêts financiers (pétroliers par exemple) qui sont en jeu.
Dans cette position Saturne indique également les graves problèmes économiques qui affligent le pays, entre autres depuis la chute des produits pétroliers (Pluton) et dont souffrent une importante partie de la population.

Le Milieu du Ciel (lieu d'autorité et de destinée) est en Scorpion, dominé Mars conjoint à Vénus, au demi-carré d'Uranus et du Soleil.

Mars est au parallèle de déclinaison de Jupiter et de Neptune! Cet aspect essentiel, qui a déjà coûté la vie à plusieurs personnes, dont un des responsable des fuites au ministère de l’intérieur, fait à craindre une escalade de la violence, puisque tous les ingrédients sont présents:
- Mars/Jupiter : figure de colère et de révolution.
- Mars/Neptune : figure de souffrance pour le peuple (Neptune), causées par la violence (police et armée, Mars).

A cela on peut ajouter Uranus/Soleil, un aspect électrique, parfois fanatique et Uranus, à la limite du carré à Pluton : Pluton en XII, lui-même au demi-carré de la Lune en Verseau, le signe d’Uranus, nous parle d’intérêts économiques considérables, de collusions ténébreuses, de manipulations des masses par le pouvoir, la force, la répression, voire la terreur (malgré Internet il est difficile de savoir clairement ce qui se passe dans le pays, spécialement dans les prisons….)

En résumé nous sommes face à une puissante structure que contient le carré Uranus/Soleil (révolution, révolte contre le chef, la tête, l'autorité), avec Vénus et Mars situés au milieu des deux (passion, combat, virulence, grand désir de liberté, de jouir de la vie sans entrave, puisque Vénus et Mars sont travaillés par Uranus, l’astre de la liberté à tous prix).
Saturne, dans sa relation négative au Soleil, à la Lune et à Pluton souligne de graves problèmes économiques.
Mars au Parallèle de déclinaison de Jupiter indique la colère et la violence, et le Parallèle à Neptune la structure religieuse qui s'en mêle (Jupiter est en relation avec les organisations religieuses, Neptune avec le mysticisme et la foi).
Le carré de Mercure à Jupiter/Neptune rend le rôle des religieux très suspect dans toute cette affaire.
Neptune attaqué par Mars, indique la violence qui agite l’ensemble de la nation.
La clef de départ reste Mercure, le rusé, l'astucieux, le menteur, le dieu des voleurs, le maître des communications au carré de Neptune, la fraude, la dissimulation. De ce point de vue nous avons affaire à un vrai sac de nœuds :
- Mercure domine le Soleil en Gémeaux (le gouvernement, les communications officielles).
- Il colore les déclarations et les actions (cachées) des autorités religieuses (Jupiter/Neptune).
- Il domine Saturne (le temps, les obstacles, et dans ce cas les mauvaises orientations de la pensée).
- Comme Saturne domine Pluton, bien dissimulé sur la cuspide de la XII (maison du secret, des complots), au carré de la Lune (également représentative du peuple), tout cela se joue malgré tout à l’instigation et au service de ce dernier (Pluton), c’est-à-dire les immenses intérêts financiers qui gouvernent la planète.

Nous l’avons vu, Mars et Vénus sont en Taureau jusqu'en juillet. Les deux astres sont entrés au trigone de Saturne en Vierge, ce qui doit aider le mouvement à se déployer dans la durée, faisant preuve de détermination et de persévérance.
Plus tard, disons à partir du 28 juin, jusqu’au 7 juillet pour Vénus et 12 juillet pour Mars, ils adresseront un sextile à Uranus en Poissons : qui sait si à ce moment là la quasi-révolution ne pourrait porter quelques fruits.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.