mardi, décembre 23, 2008

Noël et l’astrologie

Le 25 décembre, c’est-à-dire le moment de l'année correspondant à ce jour d’un point de vue astronomique quelque soit le calendrier utilisé, est célébré dans le monde entier depuis des milliers d'années, c'est-à-dire bien avant que les Chrétiens en fasse le jour de la naissance de Jésus.

Cette date (le 10 du mois égyptien de Mechir), correspond par exemple à la naissance d'Horus (dont l’oeil droit est le Soleil et l'oeil gauche la Lune) : une belle idée que ce dieu qui nous observe à travers les deux luminaires et qui se répandit ensuite dans les traités d’astrologie (notre œil droit dépendrait du Soleil et le gauche de la Lune).
Le puissant dieu Faucon, seigneur de la lumière et symbole du Soleil, naquit miraculeusement d'Isis, la Déesse enveloppée d'un manteau d'étoiles, à laquelle on fit ressembler Marie la mère de Jésus.
Le 25 décembre correspond également à la date de naissance de Mithra, le Soleil invaincu, le dieu perse de la lumière. Si ce jour particulier est l'anniversaire du Soleil, c’est aussi celui de Jupiter chez les Romains et de Zeus chez les Grecs. Sans doute furent-ils tous engendrés à l'équinoxe de printemps, 9 mois plus tôt! Tout cela parce que le Soleil, qui arrête son voyage vers le sud le 21 décembre (solstice d'hiver) reste apparemment trois jours stationnaire, avant de repartir vers le nord, ce qui constitue sa véritable renaissance, le 25 décembre.

Ces quelques exemples ne nous enseignent-ils pas que les mythes et les dieux, Jésus y compris, sont en grande partie les enfants de l'astrologie?

Jésus, le sauveur par excellence, se devait de naître le 25 décembre (décision papale qui date de l’année 354). On sait qu'il n'en est rien (on n’est il est vrai, sûr de rien à son sujet). Il existe d’autres hypothèses de naissance le concernant (on trouve même son thème dessiné et étudié sur le Net), comme le 28 février de l’an -6, à 3H34AM à Bethléem, ou le 6 décembre, également de l'an -6, à 23h50, ou encore le 21 août de l'an -7 à 17h 55 à Nazareth. Rien de très probant, ni de très excitant si l’on étudie les thèmes qui correspondent à ces dates. Impossible de toute façon de travailler sérieusement sur une date même approximative.

Dommage, c'est un vieux rêve que d'interpréter ce genre de thème astral « particulier », celui d'un de ces êtres qui incarnent le mythe du Sauveur, du Messie ou de l'Avatar, dans tous les cas un être humain super doué qui influence durablement la destinée de l'humanité toute entière. J'ai personnellement ma petite idée là-dessus, non pas sur Jésus, mais sur la carte du ciel d’un «Illuminé». Voici un texte écrit dans le cadre d'un roman non publié (les Chroniques du Curry-dog) dont j'ai déjà fait mention dans un récent article à propos de Vénus et de la Venia. J’en profite pour effleurer le problème de l’influence possible de l'interprétation de son thème sur la destinée du natif, un sujet qui revient régulièrement dans de nombreuses chroniques mythologiques.


Carnet de l'Astrologue : le principe d'incertitude

La carte du ciel d'un illuminé, n’est pas spectaculaire. Pas d'étoile à sept branches, pas de sceau de Salomon ni de pentacle traçant entre les astres une aimable figure géométrique. Sans doute pas même un grand triangle, bref aucune de ces configurations symboliques, esthétiquement remarquables, que l'on serait en droit d’escompter. Pas de croix non plus, mutable, fixe ou cardinale, qui rendrait le thème trop tendu. On y décèle peu de maîtrises ou d'exaltations, au contraire du thème astral de Rama, à l'évidence une construction factice, astronomiquement improbable, dans laquelle les astrologues hindous se sont fait plaisir, en y plaçant toutes les planètes en exaltation. La tête et la queue du Dragon n'en donneront pas la clef, ni aucun des astéroïdes à la mode depuis peu. L'illuminé vient au monde sous un ciel qui peut passer inaperçu, surtout si les parallèles de déclinaisons et les étoiles fixes sont négligés. Par contre, il semble certain que des angularités planétaires puissent être exclues, entre autres les Saturne/Mars/Mercure conflictuels. La majorité d'entre nous cumulons ces aspects extrêmement communs dans nos thèmes, ce qui explique pourquoi les illuminés sont si rares.

Maintenant, si l'astrologue convoqué avec de la chance peu de temps après la parturition, connaît son métier, le thème sera reconnu pour ce qu'il est, malgré son obligatoire ambivalence. Dès sa naissance, Asita, un jyotishi installé dans les environs de Kapilavastu, pressentit le destin fabuleux du prince Siddhârta, Gautama le futur Bouddha. Il incarnera la lumière prédit-il, pour d’innombrables humains, sans être en mesure de préciser dans quel champ d'action s’exercerait son charisme. Le nouveau-né deviendrait un puissant empereur ou un maître religieux inégalé dans l'histoire de l'humanité. Afin d'éviter cette seconde option, catastrophique de l'avis de son père désireux de voir un successeur promis à un si bel avenir monter un jour sur le trône, celui-ci ordonna que le prince ne puisse jamais rien entrevoir des malheurs du monde. Cette directive eut le résultat que l'on sait : alors qu'il était déjà marié et père d'un enfant, Gautama s’aventura hors du palais et rencontra la maladie, la vieillesse et la mort. Ébranlé par ces visions, il croisa un ermite en quête de la vérité éternelle et décida de suivre son exemple, dans le but de soulager l’humanité du fardeau de la souffrance. Il y a fort à parier que s'il y avait été habitué dès son plus jeune âge, ces facettes tragiques et banales de l’existence ne l'eussent pas autant perturbé, et que Gautama eut vécu son destin d'empereur tout-puissant, au lieu de quoi...

La prédiction d’Asita est donc en partie responsable du formidable destin du prince Siddhârta, car elle inspira à son père la décision de le couper du monde. Ainsi, dans certaines conditions, les astrologues à l’instar des spécialistes de la mécanique quantique, connaissent l’effet Heisenberg qui stipule que certains milieux sensitifs ne peuvent être examinés, sans être transformés par l’observation.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.