vendredi, octobre 09, 2009

Frédéric Mitterrand et la communication

On peut s'interroger, avec raison, des causes de ces actuels excès de médisances qui zèbrent les ondes médiatiques de la Métropole française, des nombreuses paroles empoisonnées, des jugements moraux portés par des soi-disant bien pensants sur des gens ayant fautés.
Ouf, ça devrait se calmer bientôt (le 12/10), mais que de fiel, d'erreurs, de bavardages futiles, de méchancetés et de bas calculs!

Il est intéressant de recadrer grâce à l'instrument astrologique, cette France très corbeau depuis quelques temps, par le biais bien particulier de cette conjonction Mercure/Saturne qui comme prévu (voir entre autres Mercure rétrograde et le comment penser) fait pas mal de dégâts. Rappelons que les rétrogradations de Mercure en affliction à Saturne (figures longues et ardues) sont les plus destructrices, pourvoyeuses d'erreurs, de mauvais choix, de venin, de méchanceté et de cruauté.

Bizarrement les dernières victimes (connues, car les anonymes touchés se comptent sans doute par milliers) sont des gens marqués à la naissance par une affliction entre les deux astres.

Frédéric Mitterrand, le 21 août 1947 Paris, à 7H45.

Dernier scandale en date, celui de Frédéric Mitterrand. On ne s'étonnera pas que le nouveau ministre de la culture ait son Ascendant positionné au 17° de la Vierge. Cela signifie que lorsqu'il commit l'erreur fatale de se mêler de l'affaire Roman Polanski, acte qui attira sur lui les foudres de l'extrême droite et de cette partie de la gauche qui ne lui pardonne pas de servir Nicolas Sarkozy avec le nom qu'il porte, Mercure se trouvait à moins de 5° de cet Ascendant, lui même très proche de Saturne.
Oui mais pourquoi commit-il cette erreur s'interrogera-t-on? si la conjonction de ces deux astres sur son Ascendant (le comportement), suffit à elle seule à l'expliquer (mauvais choix de communication (Mercure) surtout chez un personnage public), cette figure se trouve très renforcée par le fait que le ministre possède dans son thème une même conjonction Mercure/Saturne, et ce à l'entrée de la maison XII, celle où l'on se fait du mal à soi-même !! Rappelons ici pour mémoire que Roman Polanski, souffre de son coté d'une opposition! que de coïncidences ma foi!

Ensuite tout est question de momentum, l'affliction Mercure/Saturne est assez maléfique (oui, employons ce mot) pour attirer à soi l'attention malveillante de ceux ou de celles qui tirent plaisir et satisfaction à juger les autres. Uranus (bouleversement) qui culmine au Milieu du Ciel de Frédéric Mitterrand (responsable de la promotion récente), sans doute grâce à des associés bien placés (Uranus en Poissons en VII en ce moment) est attaqué par Saturne (qui lui fait un carré de la Vierge), ce qui indique une sérieuse menace de chute. Neptune opposé à son Soleil parle d'un ego qui s'est soudain enflammé et qui s'est trahi lui-même. Cependant au départ de tout ce ramdam, Mercure/Saturne.

Maintenant que nous sommes entrés dans le thème du ministre de la culture, autant s'y promener un peu:
On est d'entrée frappé par le grand amas en Lion comprenant:
- Pluton (exalté) conjoint à Saturne à 1° d'orbe : la rigueur, la morale, la discipline (Saturne) combattent le pulsionnel flamboyant (Pluton) et l'aspect autodestructeur de la personnalité (Mars et parallèle à Pluton)
- Mercure est à 5° de Saturne avec tout ce que cela comporte de mauvais choix, de dureté mentale, de culpabilité, de peurs, de pensées insupportables vue la proximité non seulement de Saturne mais aussi de Pluton.
- Vénus à 4° de là, belle et passionnelle, au demi-carré de Mars, parle de l'amour charnel qui brûle comme un brasier réchauffé par les interdits, de la peur d'être découvert, mais aussi par l'intellect (conjointe à Mercure) d'un artiste empreint de subtilité et de sensibilité.
- Le Soleil enfin, maître chez lui, bien enfoncé dans la maison XII, est en quête de lumière au coeur des ténèbres intérieures. Il rêve d'une personnalité idéale, loin des obscurités qui l'assaillent. Il est aussi ambitieux, orgueilleux, jouissif, puissant et dominateur.

On remarque que Jupiter, en III (le mental, la façon de penser), en Scorpion (le signe de Pluton, de la sexualité, de la mort) est au carré de cet amas en Lion, renforçant encore la quête du plaisir et indiquant deux pôles de la personnalité : l'un est saturnien XII (secret, dissimulé, puissamment volontaire, agissant dans l'ombre), l'autre est social et jovial, public, appréciant la vie et les plaisirs qu'elle offre.

De l'autre coté, vers le Cancer, Mars, Dieu de la guerre et du désir, lui aussi maître du Scorpion, adresse un demi-carré à Vénus et à Mercure, expliquant l'insatiabilité physique du désir, sa puissance extrême, sa tyrannie (aspect à Vénus), et aussi la langue acerbe et pointue, la capacité d'utiliser le langage comme une arme si besoin est. Mars adresse aussi un carré à Neptune, nous parlant de peurs profondes et d'une agressivité certaine qui est le reflet de cette peur. Uranus au parallèle de Mars agit sur Vénus par son intermédiaire, une figure qui indique souvent (mais pas obligatoirement) l'homosexualité.

Neptune au demi-carré de Vénus en XII, indique un être tourmenté par la peur de ne pas être aimé et qui, problématiquement ne s'aime pas lui-même, à cause de secrets (XII) trop lourds à porter. C'est sans doute le problème des gens très marqués par le Lion, signe associé à la lumière et à la noblesse, qui de par le reste du thème en viennent à commettre des actes qu'ils désapprouvent eux-mêmes, voire dont ils ont honte. Les deux natures (ici causées par l'ascendant Vierge) se combattent durement. La seconde nature, disons celle qui est symboliquement opposée au Lion est symbolisée par la Lune en Scorpion, très souvent responsable de problèmes de peurs et d'insécurité vécues lors de l'enfance, également en relation, souvent, avec une mère difficile, le tout débouchant sur une sexualité tourmentée (qu'elle soit homosexuelle ou hétérosexuelle ne change rien à l'affaire). Ainsi la Lune en Scorpion (enfance tourmentée, obscurcie d'une façon ou d'une autre) est sans doute à la base de la pyramide qui aboutit aux mauvais choix dictés par Mercure/Saturne.

La sentimentalité, l'apitoiement sur soi, la jalousie, l'envie, la sexualité, les interdits, la passion et tous les satellites de l'amour restent pour Frédéric Mitterrand des moteurs essentiels de l'existence, sans doute pour compenser un manque affectif et sensuel qui dut le frapper assez jeune.

L' Ascendant Vierge dominé par un Mercure très aspecté (par le Soleil, Vénus, Saturne, Pluton, Mars, Jupiter), nous indique l'homme de Lettres, l'artiste doué d'une grande subtilité d'esprit (Mercure conjoint à Vénus), le professorat, le journalisme et l'érudition (Mercure au carré et parallèle à Jupiter). Parallèlement il ne faut pas s'y méprendre : Frédéric Mitterrand, qui quelque part ne paie pas de mine, est un être puissant (amas en Lion), au caractère volontaire et fort (Lune en Scorpion), avec un tempérament quasi explosif, à la fois musculaire et nerveux (parallèle Mars/Uranus) et un pulsionnel à la fois destructeur et autodestructeur (Mars/Uranus parallèles à Pluton). Tout ceci est adouci par le coté Lion Solaire qui comprend Vénus en son sein (quête d'amour et de lumière), au carré de Neptune en Balance (besoin d'être aimé, peur de ne pas l'être, confusion entre amour, sensualité et sentimentalité). Le tout est coiffé par le vernis connu de l'intellectuel artiste érudit, condamné il est vrai à se trahir lui-même.

Revenons à Mercure avant d'achever ce rapide tour d'horizon : comme chez beaucoup d'Ascendant Vierge, il est maître du Milieu du Ciel en Gémeaux. Ainsi, le maître de la I (le moi) est maître de la X (la réussite). Dans ces conditions, cet homme, quoique aidé par un nom illustre, sut escalader les sommets de l'échelle sociale à la force des poignets. Cependant cette position le fait également l'artisan de sa propre chute, d'autant que Mercure est en XII, là où l'on se met soi-même des bâtons dans les roues.
Sans doute cette confession écrite (La mauvaise vie) ne fut pas sa meilleure idée. C'est tentant peut-être de plier aux modes actuelles, bizarres mélanges d'exhibitionnisme artistique, d'auto-analyse, de catholicisme pervers et d'auto-flagellation, mais ça ne mène absolument pas à la guérison : ces maux particuliers se soignent dans le silence et la discrétion , seul avec soi-même et non pas dans les fanfares de l'exposition publique. Mieux aurait-il fallu faire un vrai travail sur soi, à l'écart des médias et du public, afin de vraiment comprendre les tenants et les aboutissants de ce type de comportement : comprendre (sans juger) les racines du désir, de la peur, de l'ennui et des obsessions. Mais voilà, Mercure conjoint à Saturne pousse aux mauvais choix, crée des défauts de communication, tout cela par incapacité à percevoir clairement ses propres motivations.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.