jeudi, septembre 23, 2010

La pleine Lune et l’équinoxe

Le 23 09 2010 à 11H17 heure Locale (9H17 GMT) Paris

La pleine lune nimbant la nature de sa clarté laiteuse ou illuminant les cieux des cités, est toujours un spectacle grandiose. Cette nuit ça n'a pas manqué, les flancs boisés des montagnes semblaient se repaître de sa lumière onirique, douce et caressante. Le royal Jupiter accompagné d'Uranus invisible à l'œil nu lui faisait escorte, ajoutant une touche de magie à ce ciel automnal. Si la lune éclipsait les constellations de sa brillance, les étoiles n'étaient pas tout à fait absentes: Hamal (la corne du Bélier), Aldébaran (l'œil du Taureau), Castor et Pollux (les Gémeaux), Sirius et Procyon (le grand et le petit chien), Bételgeuse et Rigel (Orion) et bien d'autres encore semblaient garder la terre.

Il semble difficile de faire le lien entre les cieux magnifiques d'une telle nuit, les sensations subtiles qui semblent alors attirer la conscience vers de vastes profondeurs, et l'actualité du lendemain, en parfaite correspondance avec le tapage d’une pensée à nouveau bien agitée, relatant l'exploitation continue des faibles par les forts, la destruction de l’environnement, les prises d'otages, les violences et les injustices, les innombrables existences tristes et misérables.

Astrologiquement c'est une journée importante puisque la pleine Lune a lieu le même jour que l'équinoxe d'automne.
En ce qui concerne l'astrologie mondiale, les anciens astrologues accordaient beaucoup d'importance aux solstices et aux équinoxes qui « influencent » les mois suivants. Il n'est pas si évident d'y voir clair (de leur donner raison), mais on peut se permettre quelques réflexions :
- La Lune conjointe à Jupiter et Uranus évoque des possibilités de révolutions ou de révoltes, tant mentales que politiques ainsi que des bouleversements de la pensée philosophique ou religieuse. Selon les cas de belles percées de l'intelligence sont possibles, mais on peut aussi compter sur du pur fanatisme à cause des autres aspects et des caractéristiques uraniennes négatives.
- La Lune au carré de Pluton nous parle de peurs profondes, d'angoisses et d'obsessions, de pensées tourmentées qui agitent l'humanité confrontée à une civilisation mondiale cruelle, manipulatrice, destructrice, au bord de la folie.
- Son opposition à Saturne referme les esprits que l'insécurité tourmente. La philosophie de la dureté, du moi d’abord, un mouvement cependant assoupli par la conjonction à Jupiter, plus enclin à la compassion et à la justice, signes que certains travaillent dans la bonne direction.
- Conjoint à Saturne le Soleil de l'équinoxe n'est pas très encourageant : si son opposition à Jupiter et Uranus suscite également des mouvements révolutionnaires, dans le sens d'une quête de la liberté, celle-ci est bloquée par le temps, la peur, l'éternelle quête de la sécurité.
- Le carré du Soleil à Pluton indique que les pouvoirs de la finance ne sont pas prêts à lâcher le morceau et que l'économie tient la planète entre ses griffes.
- Mars et Vénus conjoints dans le Scorpion évoquent la puissance du désir et de la haine de soi, les passions brûlantes, la jalousie, l’attachement et les actions irréfléchies, la beauté et parfois la subtilité (Mercure au sextile de Vénus) corrompue par la brutalité (Mars) et l'affirmation du moi.
- Mars au parallèle de Neptune indique la paranoïa sous-jacente à tous ces mouvements de la conscience. Le monde (Neptune) est une arme (Mars) dirigée contre moi. Cette paranoïa hypertrophie l’instinct de protection symbolisée par la Lune opposée à Saturne.

De même que pour nos thèmes individuels, il n'y a pas de fatalisme astral : si le caractère de l’individu fait sa destinée, il en est de même pour l’humanité dans son ensemble. C’est à chacun d’entre nous de travailler en ce sens :
- Le Soleil conjoint à Saturne évoque également le sérieux, la discipline (non conflictuelle, qui naît de l'intelligence), la force intérieure, la détermination à changer le monde.
- Jupiter, Uranus et la Lune nous parlent de révolution de la conscience, de nouvelles façons de penser débarrassées du poids sclérosant des mémoires douloureuses et de traditions qui nous empêchent de créer une vie nouvelle.
- Vénus, Neptune, Mars et Mercure, indiquent, pour ceux qui réfléchissent sérieusement, la possibilité et la joie d’aimer et de jouir de la vie et de la beauté sans obligatoirement tomber dans les filets de la peur, de la douleur, de la jalousie et de l’attachement.
- Pluton lui-même, au carré en ce jour d'équinoxe du Soleil, de Saturne, de la Lune, de Jupiter et d’Uranus, doit aider à nous débarrasser de l’ennemi héréditaire commun à toute l'humanité, qui est la peur.







CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.