mardi, mars 03, 2009

Mercure, Mars et Jupiter en Verseau

Ce matin, au sein d’épais nuages, la chance brilla à l'orient avec l’apparition de Jupiter, suivi de près par Mercure et Mars conjoints, trois joyaux en Verseau dans le ciel encore obscur.

Mercure évoque toujours la chance, puisque que cet astre vif, subtil, insaisissable, détenteur peut-être des clefs les plus importantes de la personnalité, lui qui fait le lien entre toutes nos facettes, y est associé. Si un Mercure favorable (dans ses relations avec les angles et les autres planètes, plutôt que dans sa position par signe, car c'est ainsi qu'il se colore et s'exprime) apporte la chance gratuitement, c'est sans doute cela être né sous une bonne étoile, il est surtout bénéfique parce que l'esprit raisonne alors correctement et sait apprendre ses leçons. Comme tout le monde on fait des erreurs, ou troublé par les émotions on manque parfois de discernement, mais ces errements obligatoires se révèlent en fin de compte être des leçons décisives, c'est-à-dire des bienfaits cachés.

Lorsque Mercure est difficile par contre (entre autres affligé, parallèles de déclinaison y compris, par Saturne, Mars ou Neptune), la partie n'est pas perdue, elle ne l'est jamais, mais on est plus enclin à refaire les mêmes erreurs encore et encore, parce qu'on manque de clarté, qu'on est confus, pressé, impulsif ou coléreux, et surtout parce que l'on ne saisit pas ce qui se tient derrière les choix et les décisions, les fameuses motivations profondes et cachées, qui plus souvent qu'on pense, décident pour nous.

Mercure conjoint à Mars depuis le 20 février (aspect exact hier lundi 2 mars à 3H05 GMT) offre des dons intellectuels et manuels, un esprit rapide, décidé, mais pousse à l'impulsivité (Mars), aux paroles (Mercure) vives, agressives que l'on regrette lorsqu’il est trop tard pour les rattraper. Attention donc, sachant que les esprits sont plus guerriers qu'à l'habitude, on surveille particulièrement sa langue jusqu'au 10 mars au moins. De même on évite les polémiques stériles, et toutes formes de discussions qui servent surtout à faire briller l'ego. On surveille particulièrement la nervosité des rapports avec nos proches, avec lesquels on se laisse plus facilement aller, mais aussi avec l'ensemble de nos relations, puisque c'est dans la communication (verbale mais aussi écrite) qu'on cède le plus facilement aux soubresauts marsiens du caractère. Cela vaut bien sûr pour les grands décideurs, les politiques, les militaires, les dirigeants et patrons qui durcissent leurs positions non pas à cause de la justesse de leurs idées, mais parce qu'au fond d'eux-mêmes, la soif de pouvoir, la colère et l'orgueil font la loi. Le signe du Verseau est très politisé : comme Jupiter (le pouvoir, l'argent, le patronat) proche de Mars (les militaires, les policiers) enflamme facilement les passions, et que Mercure (les paroles, la communication) conjoint à Mars affûte l'agressivité des caractères, la partie n'est pas gagnée.

D'un autre coté, loin des luttes et des conflits, les mouvements planétaires étant compris dans leurs significations profondes (observés, ressentis en soi-même), il est possible (pour ceux qui prennent l'astrologie au sérieux, qui pensent que cet art, à des milliers d'années lumière des inepties des ignares, des charlatans et de l'horoscopie industrielle, est une porte ouverte sur les secrets de l'univers), de profiter pleinement de cette belle triple conjonction en Verseau : Jupiter et Mercure s'associent à la connaissance et à l'étude, et Jupiter proche de Mars à l'énergie débordante et aux voyages,.

La beauté du Verseau, sa particularité, est sa capacité d’être directement connecté avec le ciel : lors de ces moments privilégiés nul besoin d'étudier d'obscurs traités, ou d'entendre gloser les spécialistes, on doit juste écouter, regarder, observer, ressentir. L'idéal, là peut-être est cette chance dont nous parlions, est de pouvoir un moment contempler Jupiter, Mercure et Mars au lever. En grec, contemplation se dit théôria, de Théa, la déesse, et de oraô, voir. Il s’agit donc de voir la Déesse, c’est-à-dire de contempler le ciel, la nature, l'univers, dans sa beauté, sa gloire et son mystère. Mais qu’on puisse ou non s’en régaler les yeux, il est bon de prendre le temps de s'asseoir et de ne plus bouger, ni le corps ni l’esprit, à l'heure matinale où la terre n'est pas encore trop polluée par les bruits et les activités des fourmilières humaines. Ainsi on comprend peut-être pourquoi Uranus, l'intuition, l'intelligence, l'originalité, l'indépendance et en définitive la révolution, est maître de ce signe, car on ne suit personne, on n'adhère à aucun système, on laisse juste la magie des cieux opérer et l’on prend alors une vraie leçon d'astrologie.

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.