vendredi, décembre 08, 2017

Johnny dans les étoiles


Le mercredi 6 décembre au matin, en France et dans une bonne partie du monde francophone sans doute, les actualités, même les plus importantes, furent réduites à leur strict minimum, pour laisser la place à la seule information qui comptât vraiment, la disparition de Johnny Halliday, dont l’une des particularités fut d’occuper l’espace médiatique pendant presque 60 ans, c’est-à-dire trois générations. 

Une magnifique démonstration de Neptune, l’astre de l’émotion partagée, seul capable de provoquer un tel phénomène. Associée au roman, à la musique, à la danse, à la radio, au cinéma, à la télévision, à internet, cette planète éminemment empathique offre formes et couleurs à une importante partie de la conscience collective, amenant d’immenses foules d’individus à oublier les barrières les séparant les uns des autres, par le biais d’événements ludiques ou tragiques (1), de livres, de spectacles, de films et de séries, de poésies et de chansons et évidemment de personnalités qui réussissent à l’incarner. Johnny Halliday appartenait à ce club de neptuniens (2), qui à des degrés divers et par leurs destinées spéciales, s’infiltrent dans les esprits et les coeurs de leurs contemporains, pénétrant leur intimité comme s’ils appartenaient à leur famille et parfois de façon plus intense encore. 

Si l’on se demande comment ce mécanisme fonctionne, la réponse tient entière dans deux concepts neptuniens essentiels qui sont l’identification et l’illusion, d’où le fait que la majeure partie des membres de ce club soient des stars de la chanson ou du cinéma. 


Johnny Halliday, le 15 juin 1943 à 13h00 à Paris

On ne discutera pas ici de goûts et de couleurs, mais de la mécanique neptunienne qu’illustre impeccablement Johnny Halliday qui fut encensé, adulé et aimé comme un ami, un fils, un frère, un père ou un amant par des foules entières. Et s’il fut également moqué, ridiculisé et parfois détesté, l’essentiel tient en ce qu’il laissa peu de gens indifférents. Ce qui importe dans ce processus, c’est la jeunesse révoltée des années soixante en quête de nouveaux codes, de nouvelles idées, de nouveaux sons et d’un nouvel art de vivre qui se reconnut en lui, voire qui fut inspirée par lui. Mais ce qui appose définitivement le sceau neptunien c’est l’idéalisation obligatoire, qui transforma un chanteur en héros de légende, comme s’il vivait au quotidien les textes de ses chansons : identification et illusion donc.

L’étonnant est qu’un autre visage de Neptune, tout aussi essentiel et intimement connu de l’humanité anonyme empêtrée dans les réalités contraignantes, puisqu’il s’agit de celui de la souffrance, est presque toujours oublié ou passé sous silence, à moins qu’il ne soit sublimé en expérience féconde et gratifiante, car la vie rêvée du héros se doit de rester lumineuse et sans matérialité. Neptune, dont les cadeaux ne sont jamais exempts de souffrance offre ainsi, de par les couleurs et les paillettes dont il décore la conscience collective, des fuites et des consolations aux difficultés bien réelles des existences normales. On n’oublie pas qu’il représente les mécanismes psychologiques liés à la foi, à la communion, à l’oubli et à la consolation du moi, mais que de par sa double nature, il représente aussi la propagande, la publicité et autres manipulations de l’esprit par le biais des émotions. 

Ainsi, on a beau savoir que Johnny était un être humain comme un autre, prisonnier de son passé, avec ses joies et ses peines, ses ennuis de santé, ses obsessions et ses insatisfactions, ses craintes et ses humiliations, la conscience collective choisit de ne célébrer que celui qui allumait le feu sur scène, entérinant la légende d’un homme généreux, en contact fusionnel avec son public, libre des tracas du commun des mortels et traversant un monde de plaisirs et de lumières, de réjouissances et de succès sans fin. Neptune dans toute sa splendeur. 

Le Soleil

L’histoire de Johnny passe par son Soleil culminant dans le signe double des Gémeaux. Personne ne niera son éclat, sa présence et sa prestance, d’autant que Vénus en Lion (dont il portait la crinière), au trigone de Mars en Bélier (l’énergie et la virilité), conjointe à Pluton (l’obsession de la séduction), au sextile d’Uranus (le magnétisme et les riches expériences amoureuses), lui offrit charme, beauté et sensualité. 

Le pouvoir et la domination colorent aussi ce Soleil, grâce au parallèle que lui adresse Pluton. Cet aspect s’exprime intérieurement par le corps et l’esprit résistants, résilients, habités d’une animalité avide de sensations intenses, mais aussi extérieurement, par le biais de la maison XI, celle des amis et des réseaux, ou se tient Pluton (le pouvoir matériel), en compagnie de Vénus (le spectacle, les femmes) et de Jupiter (les soutiens, les opportunités). 

Exalté dans le Cancer, Jupiter fait d’ailleurs du beau travail à partir de cette maison des voeux et des souhaits : n’est-il pas au parallèle de déclinaison du Soleil (la réussite), favorisant les appuis, au sextile de Mercure (la chance) et au sextile de Neptune, qui s’en trouve amplifié dans toutes ses significations? Jupiter maîtrise également la maison VII (les nombreuses associations, les couples qui enrichirent sa vie) et la IV (les origines, la famille), car même si son père, qui était artiste, l’abandonne, il est élevé dans le milieu du spectacle habitué dès son enfance à participer à des tournées et à monter sur scène. 

Mais le Soleil (le père), malgré tout ces soutiens, est conjoint à Saturne (l’éloignement, la séparation), décernant un complexe d’abandon qui le poursuivra toute sa vie. Et dans ce contexte Vénus, magnétique comme on l’a dit, quant à elle au demi-carré de ce Soleil (manque d’amour ou de reconnaissance du père), abîme l’image de soi et provoque une difficulté à s’aimer soi-même, malgré les innombrables preuves d’amour reçues. Cet ensemble engendrant alors l’autodestruction, la futilité des apparences, la poursuite accentuée des plaisirs, la frivolité amoureuse, la nécessité absolue de séduire et de briller. 

Neptune, central comme on l’a dit, au carré du Soleil, souligne l’immense soif de fusion et de communion, due à une séparation douloureuse qui est l’abandon du père. Soulignons que les cartes du ciel des orphelins montrent souvent un Soleil affligé à la fois par Saturne et Neptune, la psychologie alternant ainsi entre ambition, isolement et froideur et une nécessité absolue de fusionner avec quelque chose de plus grand, de plus vaste et de plus sûr qu’un père humain afin d’oublier la douleur de se sentir séparé, de ne pas appartenir. 

Neptune

C’est ainsi que Neptune en première maison (le moi), rapporte tout à lui. Tout lui appartient : la musique et la danse, la souffrance, les paillettes, les illusions, la toxicomanie, le don de s’offrir entièrement sur scène, de se nourrir de la vibration des foules, d’expérimenter un contact à la fois psychique et charnel avec elles, une sensation fiévreuse, intense dont il ne pouvait se passer. Possédé par Mars en Bélier (l’énergie), au demi-carré du maître de l’AS (le comportement ardent) et par Pluton(résistance et auto-destruction) conjoint à Vénus (l’animalité sensuelle), on l’imagine vivant jusqu’à l’épuisement de terribles extases alors que des dizaines de milliers de fans l’acclament et chantent/dansent/souffrent et jouissent avec lui. On l’imagine aussi emporté, excité, anesthésié par la cocaïne ou l’alcool, fuyant la solitude, l’insécurité et la souffrance de se sentir séparé.

Neptune vulnérable, sensible, protéiforme lui permet d’incarner tous les rôles, de se glisser dans la peau du rocker, du voyou, de la star, de l’éternel adolescent, du loup solitaire, de l’amoureux transi. Ses rêves couvrirent plusieurs générations, car Neptune soumet à l’époque traversée, aux modes, aux bouleversement vécus par la collectivité. Et inconsciemment, même s’il croit agir de sa propre volonté, en les vivant lui-même, l’artiste neptunien réagit à ces mouvements qui agitent la conscience collective, il les chante, les incarne, les pétrit, les colore parfois et les propage.  

Johnny surfait le sommet de la vague quand ses fans travaillaient la tête sous l’eau, allaient à l’usine ou au bureau et trafiquaient leurs mobylettes, quand lui, le magnifique, chevauchait ses Harley et chantait la révolte et la liberté. 

Belle destinée quoique lourde à porter, la solitude n’en étant que plus grande, créant contre son gré une barrière entre lui et les autres. Le désir immense, fou, terrible, de se perdre, de se dissoudre en est accentué et Johnny emprunta toutes les routes lui facilitant  la réalisation de ce souhait, qu’il s’agisse de la toxicomanie, de la vitesse, des femmes, de la quête permanente de l’exaltation affective, esthétique et sexuelle et surtout, peut-être même principalement, de la scène. Neptune, amplifié par son sextile à Jupiter, fait penser que c’est sans doute là, au coeur de son public, que les sensations furent les plus extrêmes.

Ainsi Johnny abandonné enfant, privé de père (Soleil/Saturne), en quête d’amour et de communion (Soleil avec Vénus et Neptune), boit, se défonce, se suicide mais se manque, maltraite son coeur et son corps qui souffrent de ses excès, mais peu importe, cela n’existe pas vraiment, ça fait juste partie de la panoplie obligatoire de la star neptunienne. Ce qui compte c’est la légende d’un adolescent qui « réussit », qui devient homme, puis homme vieillissant, idolâtré et célébré toute sa vie, incarnant l’idéal d’une sorte de dieu vivant. Si Saturne (le temps, la durée), au milieu du ciel (la réussite) et au sextile de Mars (la force), est  responsable de l’incroyable longévité de son succès, on comprend qu’il n’en est pas d’aussi spectaculaire sans Neptune, qui décide si l’on va ou non entrer dans le panthéon de la conscience collective, celui à partir duquel on fait rêver les foules.

La Lune

La Lune en Scorpion, tourmentée, sexuelle, sombre et pourtant tenace, créative et puissante, symbolise un peu les bas-fonds de ce thème au Milieu du Ciel surchargé. Saturne lui adresse un quinconce qui refroidit, durcit parfois, isole et frustre tant la pensée que les émotions. Elle écarte, replie, rend timide et parfois mal à l’aise. Les craintes, les mémoires figées et obsessionnelles émergent souvent des obscurités du passé. Sans doute cette Lune difficile symbolise-t-elle autant une mère qui délègue l’éducation de son fils à sa tante, que les vexations de l’école et du voisinage, endurées par un petit garçon sans père dans une France ringarde d’après-guerre, captive d’une morale étriquée et d’une atmosphère grisâtre qu’il n’aura de cesse de fuir, quand on le traitait de fils de boche ou de gosse de divorcée …  

La Lune est également au demi-carré de Neptune et ainsi les brimades, l’isolement, la tristesse épisodique font leur effet car Jean-Philippe Smet est une véritable éponge psychique, apte à se noyer  dans ses émotions. Cet aspect liée à la souffrance mentale, riche d’inspiration, de rêveries, de chagrin et de sensibilité exacerbée, joue un rôle majeur, expliquant plus que les autres l’alcoolisme, la toxicomanie, de même que la fuite du présent dans l’identification à James Dean, à Elvis Presley et au « rêve américain » :  
« …Très émotive, l’enfance connaît parfois des souffrances, des brimades et des injustices qui s’ancrent dans la mémoire… Influences marquées du cinéma, de la télévision, des médias, de la propagande et de la publicité. Orientation artistique inspirée par une identification aux préoccupations de son époque et menant à de possibles succès. Plasticité psychique et faculté d’incarner l’homme ou la femme de son temps. Pour gérer la douleur et lever les inhibitions, mais aussi parce que Neptune tend naturellement vers la facilité et la paresse, l’abus des antidépresseurs, du tabac et de l’alcool est fréquent ».(3)

La grâce de la double nature lui permet pourtant d’être un « guerrier », car voguant par dessus ces influences neptuniennes souterraines, la Lune quoique sensible, rêveuse, timide et renfermée, est malgré tout en Scorpion et adresse un quinconce à Mars, provoquant des réactions violentes, gravant dans la nature instinctive de cet enfant amené à se défendre et à se battre, une certaine dureté mentale, une attraction pour la mort inséparable d’un désir de renaitre sans cesse de ses cendres, le tout vécu dans une grande agitation cérébrale, interdisant la paix et la sérénité. 

Cette Lune complexe enfin, maîtrise la maison XI, fort bien achalandée on l’a vu, faisant de lui un ami sûr et lui offrant de belles amitiés tant masculines que féminines, mais aussi des déceptions, des manquements et des trahisons dues à des illusions (Neptune toujours), car comment savoir si l’on vous aime pour vous-même quand l’argent et la gloire marchent à vos cotés?

Mercure

Mercure qui gouverne le signe solaire des Gémeaux (les orientations fondamentales), maître de l’ascendant Vierge (le moi), est culminant, montrant la capacité de s’élever vers les cimes de la société, d’autant qu’il est conjoint à Uranus (la liberté, la révolution, l’intelligence), culminant lui aussi. On a ici la description d’un mercurien adolescent qui tord le cou au passage à la notion idiote des Vierge éternellement timides et coincés. Mercure (les informations), conjoint à Uranus et au sextile de Jupiter (l’étude, la culture), nous indique aussi qu’il n’était pas du tout l’illettré stupide moqué par les humoristes, car cet aspect dénote toujours une vraie brillance mentale. Nombre de ses lapalissades étaient dues à une façon originale de « saisir » le monde mais aussi, sans doute, à l’alcool.

Au trigone de Mercure et d’Uranus, Neptune bien sûr, qui inspire un « moi » devenu capable de se hisser au sommet de la société en accompagnant (en chantant), l’air du temps : Johnny est présent au bon moment quand le Rock and roll révolutionne les Etats-Unis et que son oncle lui procure des disques inédits en France. La chance (Jupiter en XI) lui permet, grâce à Uranus (la nouveauté, la révolution), d’influencer en ce sens la conscience collective (Neptune) francophone. C’est sans doute Uranus aussi, qui conjoint au maître de l’AS (le comportement, l’attitude), lui offre la faculté d’être toujours lui-même, quoiqu’il arrive, dans ses errements, ses déclarations, ses attitudes.  

La fin avec Rahu et Ketu

Toute vie se termine par la dissolution. Le « moi », riche de ses petites histoires, de ses mémoires, de ses rêves achevés ou déçus, est voué à disparaître. La mort, la dissolution de l’ego, c’est-à-dire du noyau identitaire constitué de mémoires et de pensées cristallisées, qui a accompagné le corps tout au long de ses expériences, est le triomphe de Neptune : est-ce un hasard d’ailleurs si Johnny s’en va avec cet astre transitant sur son descendant, le lieu où le Soleil se couche et que les traités anciens associent à la mort? Pour ce qui est de la suite, il y a l’âme ou l’atman peut-être, c’est autre chose et cela reste bien mystérieux. L’essentiel est de comprendre que le moi est la plus grande de toutes les illusions.

Certains étudiants des « Livres des Morts » penseront possiblement que Johnny a eu la vie d’un dieu, celle au cours de laquelle on épuise un bon karma accumulé lors de vies précédentes. Succès, argent, célébrité, gratifications de toutes sortes furent bien au rendez-vous. Sa carte d’identité céleste pourtant, dont il resterait beaucoup à dire, souligne comme on l’a vu, une existence fortement marquée par la souffrance, même s’il eut il est vrai une destinée extra-ordinaire.

Une des causes principale en fut, en dehors d’une enfance problématique, qui est un sort plutôt commun malheureusement, Rahu, le noeud lunaire nord, posé sur la pointe de la maison XII, celle de l’ennemi secret, le mauvais ange des Grecs et qui avait pour nom, en ce qui le concernait, insatisfaction. Malgré les réussites extraordinaires et ses joies immenses qui valaient bien ses peines, Johnny désirait toujours plus de sensations et de gratifications, s’enfonçant ainsi dans l’auto-destruction. Mais Ketu, le noeud lunaire sud, associé à l’élévation spirituelle, posé sur la pointe de la maison VI, le service, lui permit, de par sa destinée de neptunien éblouissant, d’offrir soixante ans durant à son vaste public, nombre de joies étincelantes et de vraies consolations.  

Johnny est mort avec Rahu et Ketu revenu exactement à leur point de départ pour la quatrième fois, dans l’axe VI/XII des épreuves et des ennuis de santé. Ces noeuds lunaires sont au carré de la Lune en Scorpion, imbibée de force mentale, de pouvoir et de préoccupations obsessionnelles. C’est une Lune profonde, intense, toujours proche de la mort, dont la présence est ressentie toute la vie. C’est la Lune des chamans, capable en définitive d’amener l’esprit vers le rivage des compréhensions profondes. Il est certain qu’avec la perspicacité de Mercure, les perceptions directes d’Uranus, les inspirations de Neptune et en fin de compte la pénétration mentale de Saturne, Johnny, plutôt assagi ces dernières années, y avait pas mal réfléchi.

Son aventure ici-bas est terminée, souhaitons-lui bon voyage. 


(1) Qu’il s’agisse de la Coupe du monde de foot-ball ou d’un terrible attentat terroriste, car ce qui compte ce sont les millions et parfois même les milliards d’être humains qui partagent une émotion quasiment au même moment. Neptune s’avère ainsi fédérateur, quand il rassemble pour le bien, mais également très dangereux, lorsqu’il « possède » des populations prises de folies idéologiques et meurtrières.  

(2) Voir à ce sujet  les thèmes de Michael Jackson ou Jean-Luc Delarue

(3) L’astrologie et la mécanique de la pensée Les aspects de la Lune (Lune et Neptune en aspects tendus). 




samedi, novembre 25, 2017

Des obstacles à l’intelligence


« Un esprit intelligent est un esprit curieux, observateur, un esprit qui apprend, qui étudie. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il n’y a intelligence qu’en l’absence de peur, que lorsqu’on est prêt à se rebeller, à braver tous les rouages de l’ordre social établi afin de découvrir la vérité. L’intelligence n’est pas le savoir. Si vous pouviez lire tous les livres du monde, cela ne vous confèrerait pas l’intelligence. L’intelligence est quelque chose de très subtil ; elle n’a pas d’ancrage définitif. Elle ne voit le jour que lorsque vous comprenez l’ensemble du processus de l’esprit. L’intelligence n’est pas comme le savoir : elle ne s’acquiert pas. Elle naît dans un surgissement d’immense révolte, autrement dit quand toute peur est absente et qu’un sentiment d’amour est là… » 
Krishnamurti, Le sens du bonheur. 


Mercure au trigone d’Uranus du 19 novembre au 15 décembre 2017 et du 1er au 12 janvier 2018

L’on devrait se réjouir de cet aspect, l’un des meilleurs qui soit pour l’intelligence qui allie créativement l’analyse (Mercure), à l’analogie (Uranus). La porte de la perception directe de la vérité, c’est-à-dire de l’intuition (Uranus) est ouverte, alors que la logique des mécanismes impliqués (Mercure), est sans faille. Uranus représente le physicien saisi d’une idée géniale et Mercure le mathématicien qui la modélise. Uranus représente l’inventeur et Mercure l’ingénieur qui travaillent efficacement ensemble, en harmonie. La conscience et la pensée s’expriment ainsi à leur meilleur niveau, puisque c’est ainsi que fonctionne l’astrologie : la géométrie céleste (les astres et leurs interactions) est directement en prise avec notre psychisme superficiel ou profond. (1)

Ce trigone délivre ainsi la promesse de percées humanistes et scientifiques, de communications précises et efficaces, d’un entendement global et profond, de conceptions philosophiques et spirituelles libérées des traditions et des conditionnements, en bref d’une intelligence subtile, limpide et inspirée. 

Les obstacles

Toute configuration, soit-elle favorable ou tendue, est contingente de la structure entière des inter-actions planétaires. Dans ce cas particulier, au moment même où Mercure et Uranus ouvrent nos esprits à des pensées sagaces, raffinées et illuminatrices, deux phénomènes perturbent nos intellects :
- La conjonction de Mercure avec Saturne
- La rétrogradation de Mercure 

Mercure conjoint à Saturne du 21 novembre au 12 décembre, puis du 8 au 18 janvier 2018

« La propension aux mauvais choix est décuplée. La réflexion préalable est rarement menée à terme, quoique l’on en soit persuadé. Les mobiles secrets, les motivations cachées, les craintes, certaines mémoires douloureuses sont volontairement ou non ignorés. On devient son propre ennemi en se mettant soi-même des bâtons dans les roues. Il est difficile de communiquer, de s’expliquer, de se faire comprendre, d’aller droit au but, ce qui tend à créer des complications matérielles, sociales et affectives. Les décisions néfastes sont fréquentes (…)  Des paroles mal interprétées portent à la confusion. » (2)

Déjà en place, cette perturbation de Mercure est comme l’explique la citation, souvent difficile, affectant le « comment penser », c’est-à-dire la logique, la clarté mentale, le discernement, l’ordre ou le désordre des pensées, les associations d’idées, les analyses et les conclusions que l’on en retire. 

Il existe pourtant un coté éminemment positif à cette conjonction assez courante chez les mathématiciens et les physiciens (profondeur et sérieux, capacité à la concentration, à la réflexion et à la recherche accrue), mais elle n’en reste pas moins dangereuse pour la collectivité, par les mauvais choix des « décideurs » et pour les individus qui tendent à mal jouer leurs cartes.

Lors d’une telle configuration nous pensons mal : l’égoïsme, le durcissement du moi, la méchanceté et parfois la cruauté font plus facilement surface. Il est profitable de surveiller les pensées, d’observer comment elles empruntent parfois des cheminements qui « ne nous ressemblent pas ». Comment l’on est plus tendu ou durci mentalement, plus à même de s’embourber dans des polémiques inutiles desquelles on n’arrive pas à se dépêtrer, provoquant des disputes nées d’incompréhensions, d’emploi d’arguments ineptes, de raisonnements circulaires ou de flagrante mauvaise foi. Un vraie vigilance, doublée d’humilité est nécessaire pour éviter ces ornières. Le silence est souvent le meilleur des conseillers.

Toute l’humanité est concernée et les décisions prises sous cet aspect s’avèrent souvent néfastes : tout se passe comme si l’on ne réfléchissait pas suffisamment aux tenants et aboutissants d’une situation donnée. D’une façon ou d’une autre, les motivations profondes et les mobiles secrets sont ignorés ou sous-estimés et l’on joue alors contre son propre camp. 

Un bel exemple de cette situation nous fut offert par Marine Le Pen lors des élections présidentielles. Un transit particulièrement favorable de Jupiter sur son ascendant l’amena, comme prévu, au second tour et pouvait la pousser plus loin. Mais un transit inopiné de Mercure sur son Saturne la fit chuter en une soirée télévisée, lorsqu’elle se tira une balle dans le pied en apparaissant non préparée et incompétente (3). Pour rester sur ce terrain, Emmanuel Macron, particulièrement touché par cette configuration actuelle (4), devra faire preuve de beaucoup de prudence ces prochaines semaines tout en essayant de profiter au mieux du trigone uranien.

Mercure rétrograde du 3 décembre au 23 décembre 

« (….) bridées, ralenties, les qualités et les opérations mercuriennes (discernement, comparaison, analyse, mise en ordre, etc.) ne sont pas à leur meilleur niveau. (….) Mercure rétrograde est semblable à un handicapé, impliquant des difficultés relatives à la logique, à la concentration, à l’attention, à l'ordre et à la clarté mentale. Les études, les activités professionnelles, la communication deviennent facilement problématiques ». (5)

La rétrogradation de Mercure vient compliquer un peu plus les jeux de la pensée, de la réflexion et de la communication. Ne pas souffrir de ses connotations défavorables nécessite une vigilance, une attention, un éveil accru. Il s’agit d’être conscient d’un affaiblissement mental qui affecte l’ensemble de la conscience collective dont nous faisons toutes et tous partie. L’idéal est d’exercer la logique et la réflexion, d’étudier et de mémoriser, de nourrir et entraîner le cerveau comme un muscle non pas malade mais légèrement anémié. On évite de cette façon erreurs, confusions et fourvoiement. Etant conscient de la portée collective et ainsi tangible de la rétrogradation (communications ralenties, retards divers, contrariétés fâcheuses dues à des mécanismes grippés de la vie quotidienne), on reste souple, conciliant, tolérant, patient, armé d’un sens de l’humour (Mercure) indéboulonnable.

Conseils 

« La notion de choix est ici particulièrement négative, car la tergiversation naît de la confusion causée par des motivations contradictoires. Un esprit limpide, conscient de ses mobiles et désirs secrets, de ses conditionnements et du poids de ses mémoires, reconnaissant la force des autorités intérieures telles que la crainte, l’ambition ou la colère n’a pas le choix. Il sait ce qui est à faire, mesurant précisément les forces qui influencent ses décisions : est-ce le désir ou l’amour, la quête de la sécurité ou le goût de l’audace? La solution correcte lui apparaît comme une vérité incontournable, comme une révélation, ce qui est le signe d’un Mercure restitué, à nouveau maître de l’ordre, de la clarté et du discernement. Il est essentiel de se poser la question de l’orientation juste, c’est-à-dire allant dans le sens de l’accomplissement de la destinée. (6)

Il est essentiel de prendre ces perturbations au sérieux afin de ne pas devenir son propre ennemi secret. D’une façon générale et pendant toute la conjonction de Mercure à Saturne, les signatures de contrats, les engagements de longue durée, les décisions importantes sont à éviter, car étrangement on oublie presque toujours un élément conséquent et lorsque l’aspect s’achève, le voile se déchire et l’on se demande alors pourquoi l’on n’a pas fait attention à tel détail, semblant insignifiant il est vrai mais qui se révèle soudainement crucial. Au niveau du relationnel l’on évite les polémiques stériles. On ne se fait pas enfermer dans des discussions qui ne mènent à rien et qui gâchent parfois des relations pour longtemps. On essaie de penser bien, sainement, sachant que notre monde avec ses violences, son égoïsme et ses cruautés est en grande partie la projection de nos consciences. 

On se méfie spécialement des jours comprenant les deux perturbations combinées, soit du 3 au 12 décembre, qui sont les plus problématiques. 

L’éveil de l’intelligence

Comme expliqué au début de ce texte, il y a du nectar à vendanger : allié à Uranus, Mercure, malgré les obstacles que nous avons examinés, nourrit la pensée du parfum de l’intelligence illuminatrice, ce dont nous avons un pressant besoin. Mais ce nectar, quoiqu'il soit tout à fait à notre portée, n’est pas offert sur un plateau. Il réclame, pour être humé, ingéré et disséminer ainsi sa fragrance dans nos riches profondeurs, d’échapper au désordre que représente les obstacles évoqués.

Comme souvent avec Mercure, la notion d’ordre est centrale : l’ordre, qui s’oppose au chaos (7), celui qu’on ne peut imposer, ni dériver d’une croyance, d’une idéologie ou d’une structure, est essentiel aux illuminations de l’intelligence. Cet ordre, qui est la perception du désordre, est un mouvement constant et non pas un état figé. Il naît d’une observation vigilante, attentive, à nos pensées, nos mémoires, nos conditionnements, nos présupposés, nos a priori, notre étroitesse d’esprit. Et dans cette perception du désordre, qui naît de l’action combinée de Mercure (la clarté mentale), de Saturne (la profondeur de la réflexion) et d’Uranus (l’intuition illuminatrice), l’intelligence déploie ses ailes et nous emporte au-delà de toute limite. 



(1) C’est l’idée directrice de L’astrologie et la mécanique de la pensée

(2) L’astrologie et la mécanique de la pensée Les aspects de Mercure (Mercure/Saturne en aspects tendus)



(5) L’astrologie et la mécanique de la pensée Les aspects de Mercure (Mercure rétrograde

(6) Ibid.  Les aspects de Mercure (Mercure et Saturne en aspects tendus)

(7) L’astrologie entière repose sur le cosmos (le monde ordonné), qui se déploie miraculeusement dans le chaos. 

dimanche, novembre 19, 2017

Vénus, Mars et l’affaire Harvey Weinstein


Les remous de l’affaire Harvey Weinstein, le magnat hollywoodien, ne vont pas s’amenuisant. Les répercussions sont mondiales, la parole des femmes se libère et dénonce tous azimuts le machisme ambiant, les harcèlements permanents, les injustices et les violences dont elles sont quotidiennement victimes dans presque tous les milieux. Ainsi, ce fait divers n’est pas anodin, car il affecte par voie de conséquence la cause féminine, la question étant : comment prétendre à l’égalité, à la sérénité, à la liberté, au bien-être et à la bienveillance, si la moitié de la population mondiale est maltraitée par l’autre.

Astrologiquement, deux portes d’entrées nous permettent d’étudier ce scandale et ses conséquences  : le thème de Harvey Weinstein d’abord et ensuite celui du 5 octobre, qui est la date de parution du numéro du New York Times qui mit le feu aux poudres 


Harvey Weinstein né le 19 mars 1952 à(Queens), New-York USA (calculé pour 12h00, heure de naissance inconnue).

Intéressons-nous principalement aux configurations liées à l’addiction sexuelle, doublée d’un comportement oppressif et violent envers les femmes. L’absence de l’heure de naissance et ainsi de l’ascendant (le comportement) ôte une certaine précision à cette étude, mais n’empêche pas de saisir clairement les principaux ressorts de la personnalité.

Vénus

Vénus (le plaisir, la sensualité) est exaltée dans les Poissons (la joie d’aimer), au sextile de la Lune (sensibilité artistique, goût des femmes et de la séduction, attractions instinctives), au trigone d’Uranus (rencontres magnétiques, opportunités amoureuses et sensuelles), au demi-carré de Jupiter (amplification de la recherche du plaisir, gourmandise) et de Mercure (culture artistique, quête du plaisir mental, tendances à la frivolité). 

C’est donc, essentiellement, une belle Vénus, qui malgré une tendance à offrir trop d’importance à la quête du plaisir, est en mesure d’apporter de la beauté et de l’amour dans la destinée.

Vénus et les noeuds lunaires

Rahu, le noeud lunaire nord, conjoint (à 4°32’) et parallèle à Vénus brouille  cependant les cartes. Cet aspect nous dit :  « Facilité à manipuler, à porter un masque sous lequel on est moins accommodant qu’on ne paraît. (….)  L’attachement à la sensualité, au plaisir et à l’amour s’accompagne d’une insatisfaction fréquente, malgré de belles expériences » (1)

Déjà prononcée, la soif du plaisir devient ainsi impossible à étancher, malgré les opportunités que sa position lui offrait. On n’éteint pas un feu en y versant de l’huile, prévient un dicton oriental! Rahu, qui facilite les nombreuses expériences a pour mot clef insatisfaction. Weinstein en veut ainsi toujours plus, sans jamais connaître la sérénité et utilise nombre de manoeuvres secrètes (Rahu), pour arriver à ses fins. Mais Rahu s’associe aux cadeaux empoisonnés (les opportunités qui renforcent l’attachement) et à la chute soudaine, celle-ci devenait alors prévisible.  

Comme Ketu, le noeud sud, lié aux compulsions, est de son coté au parallèle de Vénus, on en conclut que : « La poursuite compulsive du plaisir, de l’union et de la sensualité, une éventuelle addiction sexuelle et un désir compensatoire d’être aimé affectent la destinée »  (2)

La Lune et Saturne

Les noeuds lunaires qui « agissent » comme des éclipses mentales sont associés à des mémoires cristallisées, icci liées à la sensualité, à la tendresse et à l’amour (Vénus).

La mémoire appartient à la Lune qui représente également le passé, la mère et à l’enfance, entre autres choses.

Refroidie en Capricorne elle indique une difficulté à accepter une sensibilité naturelle (présente de par sa relation harmonieuse à Vénus) et elle dirige l’énergie mentale vers la concrétisation des ambitions et des désirs.

Le carré que lui adresse Saturne (le froid, l’obstacle, le repli sur soi) rend sa situation difficile, symbolisant des insécurités, voire des craintes profondes vécues pendant l’enfance.

Saturne est de plus trop proche de Neptune, indiquant une souffrance de se sentir séparé, alors qu’au carré d’Uranus il symbolise l’hésitation marquée entre le désir d’aventure et la recherche de la sécurité, celle-ci l’emportant à cause du carré Lune/Saturne

Le jeune H. Weinstein fut sans doute sensible et idéaliste, porté vers la tendresse et l’amour (sextile Lune/Vénus). Cependant, la peur née de circonstances adverses, refroidissantes (Saturne), peut-être liée à l’atmosphère familiale, à la mère, ou à un problème non-identifié (absence d’heure de naissance) prend le dessus. Il va lui falloir composer avec cette Lune instinctivement effrayée et la voie choisie sera celle du pouvoir (Pluton, voir ci-dessous), parfois manié secrètement (Rahu) et surtout de la recherche du plaisir sensuel, empruntant le sentier le plus facile pour lui (le sextile Lune/Vénus).

Mercure, Neptune et Jupiter

Si Saturne est exalté en Balance, dans le signe de Vénus, aidant à rétablir l’équilibre affectif par le biais de ses mariages, il s’oppose à Mercure, évoquant un durcissement mental, une possible méchanceté et de mauvais choix.

Conjoint à Jupiter, Mercure évoque pourtant les livres et la culture. Son opposition à Neptune est cependant (dans ce cadre particulier) liée aux mensonges, à la dissimulation, à l’illusion, aux malversations et aux manipulations par la parole et les écritures (contrats). 

L’opposition Jupiter/Neptune nous rappelle que les problèmes de scandale sont souvent le fait de ces deux astres en aspects tendus, quand les circonstances sociales vont en ce sens. 

Soulignons au passage que Neptune est l’astre du cinéma, celui de l’empathie collective, de l’identification et de l’illusion qui fait partager (comme la télévision et maintenant les vidéos sur internet), les mêmes émotions à des centaines de millions de personnes.

 Mars et Pluton

Si le cadre général de l’insécurité, cherchant à  se soigner dans le plaisir et la promiscuité est bien établi, les violences, l’autoritarisme, l’exercice de la domination ne sont pas forcément expliquées : il faut pour cela en passer par Mars (l’énergie, le désir à l’état brut), chez lui en Scorpion (la sexualité sous ses nombreuses facettes), au carré de Pluton en Lion (le pouvoir, le fantasme, la domination), créant ainsi des tendances marquées à la violence, la puissance et l’autodestruction. 

Avec ces deux astres nous n’avons plus affaire au jupitérien/vénusien charmeur, jovial et cultivé ici, mais au prédateur dans toute sa splendeur. Mars étant de plus au quinconce de Jupiter (la colère) et de Mercure (goût de la polémique et des combats verbaux), l’homme sait se montrer sans pitié. Pluton au trigone de Jupiter et de Mercure, évoque d’ailleurs l’argent, le pouvoir, la ruse et l’astuce, le réalisme et un possible cynisme au profit des intérêts personnels.

Pluton et Rahu

Il existe ici une certaine parenté entre l’obsessionnel Pluton et Rahu, également obsessionnel, qui rend impossible à satisfaire. Rahu indique les nombreuses opportunités sensuelles alors que Pluton est en position de force sociale. Les mâchoires du piège sont puissantes, car non seulement les tentations sont irrésistibles, mais les possibilités de les assouvir sont nombreuses. Pourtant, ainsi qu’écrit précédemment, le combat était perdu d’avance, à cause de l’insatisfaction permanente et en définitive H.Weinstein jouait contre son propre camp, ce qui est classique des Mercure/Saturne en opposition (mauvais choix). 

Uranus et les portes de sortie

On ne peut pourtant accuser la fatalité. Uranus (l’intelligence), opposé à la Lune (le mental, l’enfance), au trigone de Vénus (la sensualité, l’amour) indiquait les possibilités de se comprendre et de se transformer, d’autant que les facilités d’expansion de la conscience sont marquées (Jupiter/Mercure). 

Harvey Weinstein possédait en lui-même les facultés nécessaire à la résolution des problèmes d’attachement, d’obsession et d’insatisfaction nés des craintes de l’enfance insuffisamment comprises ou explorées. 

Mais le manque de compréhension de ses motivations profondes (Mercure/Saturne) l’ont mené au durcissement, à l’exercice du pouvoir et à l’éloignement des meilleurs aspects de son thème, le faisant céder à ses plus bas-instincts (Mars/Pluton). 

Ainsi, au plus dure sera la chute, Rahu étant classiquement lié aux cadeaux empoisonnés (les opportunités vénusiennes), aux réussites brillantes et aux chutes soudaines et irrémédiables. 

Il pouvait y échapper en cultivant non seulement l’intelligence uranienne, mais également Ketu, le noeud lunaire sud, lié au détachement, celui-ci, lorsque « purifié » de ses compulsions par la compréhension, permettant de toutes autres relations avec Vénus  : « Des épreuves liées à la quête des sensations mènent au détachement et au mieux à la grâce ou à la venia. Possibilité de connaître l’amour idéal libéré de la sentimentalité » (3)

Le 5 octobre,  Mars et Vénus (4)

Parution du NY Times, le 5 octobre à New York, monté pour 6h30 AM (heure à laquelle le journal commence à être distribué et lu).  

Les points saillants de cette date sont presque tous associés à Mars et à Vénus, les planètes de la sexualité. Ils nous éclairent sur les remous mondiaux de l’affaire Weinstein.

- C’est une pleine Lune : le Soleil (l’archétype masculin) est en Balance (chez Vénus), alors que la Lune (l’archétype féminin) est en Bélier (chez Mars). Les deux luminaires sont bien entendu en opposition, indiquant le combat, le conflit entre les deux sexes. L’inversion des maîtrises zodiacales indique que l’attaque (Mars) appartient au camp féminin (la Lune).

- Mars et Vénus sont en conjonction, un aspect de passion et de soif sensuelle, mais qui pourrait-on dire symbolise ici, la guerre des sexes. Mars représente le désir masculin, qui souille trop souvent souvent la beauté vénusienne.

- Mars et Vénus sont également au parallèle du Soleil, illuminant soudainement de sa lumière les faces les plus sombres de cette guerre. 

- Mars et Vénus toujours, sont opposés à Neptune, l’astre du secret, de l’illusion et des mensonges, et comme déjà cité du cinéma. la configuration évoque le monde illusoire des stars et des paillettes et l’identification du public par le biais de manipulations sentimentales (Neptune opposé à Vénus), ou de constructions de figures héroïques (Neptune opposé à Mars). Cette sentimentalité conditionnée vole soudain en éclat, quand des figures marquantes, aimées se révèlent sombres et malfaisantes. Neptune souligne ainsi la souffrance des illusions perdues, des rêves brisés et des pertes de l’innocence…. Son quinconce exact au Soleil souligne les mêmes illusions perdues par des millions de spectateurs …

- Mars et Vénus toujours et encore sont au carré de Saturne, évidemment présent, évoquant le coté sordide de toutes ces histoires, les violences réelles, l’absence d’amour, la froideur, la dureté des circonstances adverses qui brisent les rêves neptuniens.

La réaction saine, salutaire, parfois sans pitié (balance ton porc) est à attribuer à Uranus opposé à Jupiter, qui fait souffler le vent révolutionnaire, d’autant que Jupiter est l’astre de la justice. Uranus également au demi-carré de Neptune, brise la loi du silence, mettant la force de la communication et d’internet (Uranus) au service des faibles (Neptune) et imprimant dans la conscience collective le épreuves vécues par les femmes. 

Vue l’omniprésence de la conjonction Mars/Vénus dans ce thème, la leçon majeure à retenir, pour tous les hommes sans doute, est que Mars (l’énergie, le guerrier) doit servir Vénus (la beauté, l’amour). 

Le Soleil

Situé à la fin des Poissons, le signe neptunien du cinéma, le Soleil d’Harvey Weinstein est comme isolé, sans aspects majeurs, sinon le carré finissant de la Lune qui est elle, très significative : ainsi la peur, les ambitions, la recherche de la sécurité bloquent la réalisation des idéaux. Est-ce réussir que de faire pression sur des jeunes femmes, de briser leurs espoirs ou de les salir? 

Le Soleil est lié à la lumière et à la noblesse intérieure … N’est-ce pas significatif, que le 5 octobre, ce jour fatidique qui le vit chuter de son piédestal, le Soleil  transitait très exactement sur le Saturne problématique d’Harvey Weinstein, qui pourrait-on dire s’éteignit à son contact? 

Quelles qu’aient pu être ses réussites mondaines, la gloire, le luxe, l’argent amassé, le pouvoir exercé durant tant d’années, la quête du héros (ou de l’héroïne) solaire, qui est la quintessence de la destinée de l’être humain lui aura totalement échappé.   


(1) L’astrologie et la mécanique de la pensée (Vénus et Rahu en aspects)

(2) Ibid.


(3) Ibid.

dimanche, octobre 29, 2017

Emmanuel Macron à la croisée des chemins


Si Emmanuel Macron sut triompher de ses adversaires aux présidentielles, ayant remporté la finale télévisée haut la main face à une Marine Le Pen particulièrement incompétente ce soir là, l’état de grâce promis aux nouveaux élus ne dura pas. En quelques semaines, l’opinion collective, volatile de nature, se retourna contre lui. Astrologiquement, il fallait s’y attendre : Saturne, associé à l’éloignement, à la froideur et aux difficultés diverses, déjà présent en mai, expliquant d’ailleurs pourquoi il ne brilla pas excessivement, malgré des appuis prononcés d’Uranus, de Jupiter et des noeuds lunaires, n’a pas cessé de stationner sur des lieux hautement sensibles de son thème, à savoir sur Neptune (l’atmosphère collective), sur Vénus (l’affectif), sur le Soleil (la fonction) et sur Mercure (la communication). Lors de son élection les noeuds lunaires montraient il est vrai, des tendances contradictoires : Rahu, harmonieux au soleil et à Jupiter joua son rôle de faiseur de roi, mais ses cadeaux sont souvent empoisonnés puisqu’ils s’accompagnent d’anxiété, de risque de chute et de crainte de perdre ce que l’on a obtenu. Ketu de son coté transitait sur Saturne, le maître de l’AS (le moi), le faisant aspirer à un détachement philosophique qui lui est bien entendu refusé. 

Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens à 10H40 AM.

Saturne, Neptune et Vénus jusqu’à la mi-décembre 2017

Dans ce contexte psychologique difficile Saturne, conjoint à sa Vénus, refroidit l’affectivité que beaucoup étaient prêts à offrir à ce jeune président, comme dans les temps anciens, quand un vieux roi mourait et que le peuple se persuadait que son successeur apporterait un vrai changement. Associé à Neptune par le biais de Vénus (1), Saturne détruisit l’empathie collective aussi vite qu’elle s’était construite, l’identification (Neptune) de la population à son élu ne pouvant se faire, à cause des tendances à l’austérité surtout ressenties par les classes les moins aisés. 

Saturne, le Soleil et Mercure jusqu’à décembre 2018

Saturne conjoint au Soleil accentue ce mouvement : cet aspect détruit la proximité (Saturne) par la faute des prétentions régaliennes (le Soleil). (2) 

La conjonction à Mercure nécessite quant à elle un développement particulier, d’autant qu’une bonne partie de la suite des évènements en dépend. Il fut beaucoup question dans ces pages des démêlés de Nicolas Sarkozy et de François Hollande avec leur Mercure maître de l’AS (le comportement) au carré de leur Saturne, cet aspect natal se traduisant par de mauvais choix, des durcissements du mental et de « mauvaises orientations de la pensée ».

Emmanuel Macron n’est heureusement pas dans la même position que ses prédécesseurs, au contraire même puisqu’il bénéficie d’un trigone de naissance plutôt correct en ce qui concerne les décisions, voire capable de rattraper les mauvaises. Cet effet adoucissant n’empêche pourtant pas le piège Mercure/Saturne classique (jouer contre son camp) de se déployer. On l’a vu y tomber régulièrement : écarts de langage, micro gardé ouvert, comportement régalien irritant, éloignement et incompréhension apparente des difficultés vécues par la majorité des français, orientations économiques peu favorables aux démunis ou à l’environnement…  

Saturne encore ...

Tout cela n’est pas terminé. Saturne quitte le Sagittaire le 20 décembre, mais considérant que le Soleil et Mercure sont respectivement à 29°25 et 29°51 de ce signe, sa conjonction à ces deux astres, même si elle se distend légèrement en avril et en mai 2018, elle revient en force par le biais de la rétrogradation et ne se termine pas avant début décembre 2018. 

Il s’agit donc de comprendre et d’agir, comme le veut une astrologie qui sert beaucoup à cela : non pas à « prédire » les bonnes ou les mauvaises périodes, mais à s’armer pour comprendre comment notre psychisme réagit à la géométrie céleste selon nos conditionnements particuliers, afin, s’il le faut, de changer nos façons d’agir et de réagir pour notre bien personnel mais aussi pour le bien collectif. 

C’est surtout le transit de Saturne sur Mercure qui pose problème, puisque ce dernier est en relation avec le « comment penser » et donc les choix : « La notion de choix est ici particulièrement négative, car la tergiversation naît de la confusion causée par des motivations contradictoires » (3). 

Les possibilités de mauvais choix se font ainsi présentes jusqu’à la fin de l’année prochaine, mais le trigone de naissance, même s’il n’est pas tout puissant devrait aider à traverser la zone de turbulences:  « Un esprit limpide, conscient de ses mobiles et désirs secrets, de ses conditionnements et du poids de ses mémoires, reconnaissant la force des autorités intérieures telles que la crainte, l’ambition ou la colère n’a pas le choix. Il sait ce qui est à faire, mesurant précisément les forces qui influencent ses décisions : est-ce le désir ou l’amour, la quête de la sécurité ou le goût de l’audace? » (4)

Saturne conjoint à Mercure offre même parfois, si l’on fait preuve de vigilance quant aux motivations profondes, plus de concentration et de profondeur dans une réflexion qui se veut à la fois pratique et philosophique. 

La conjonction de Saturne au Soleil évoque d’ailleurs la notion de sérieux, au meilleur sens du terme, qui n’est pas une attitude guindée ou sévère obéissante à des modèles de pensée pré-établis, mais une ouverture de l’esprit aux préoccupations les plus essentielles, qui concerne notre mode de vie, notre civilisation : sans doute s’agit-il, au-delà des mondes de l’économie et de la politique, de s’interroger sur la finalité même de la vie et de la conscience, afin de changer le monde. Cette réflexion nous concerne toutes et tous d’ailleurs, Emmanuel Macron n’étant jamais que l’écume de la vague de la conscience collective. 

Certes il est en position de faire plus que la moyenne et le fait d’avoir un trigone de naissance entre ces astres (Saturne, Mercure/Soleil) devrait l’inciter à réformer sa pensée et en conséquence ses actions. Saturne conjoint pour une année à son Soleil pourrait l’éloigner des fastes superficiels dont il a fait preuve à quelques occasions et qui ne servent qu’à faire briller le moi. Saturne, le sage, le bâtisseur, transitera sa maison XII, celle du voyage intérieur et des mécanismes cachés du mental. En Capricorne, il indique une pensée arrivée à une certaine maturité, ayant la possibilité de mettre en pratique les conceptions philosophiques dont on nous dit qu’il est friand, en se libérant de modes de pensée obsolètes responsables des structures figées de notre société.


Jupiter en Scorpion

L’espoir de telles orientations est offert par Jupiter récemment entré en Scorpion et présent dans ce signe jusqu’en novembre 2018 : il transite de ce fait l’Uranus natal d’Emmanuel Macron dès la mi-novembre 2017, une conjonction qui perdure avec plus ou moins de puissance jusqu’à la mi-octobre 2018. 
D’un point de vue négatif (toujours selon les orientations mentales décidées par Saturne) : « Jupiter est le philosophe et Uranus l’éveilleur. Quoique tous deux favorisent l’humanisme, le progrès, la justice et la vérité, l’alchimie peine à se réaliser. Au contraire, la rigidité mentale (Jupiter) se radicalise et l’autoritarisme (Uranus) s’amplifie » (5)

Cependant cet Uranus natal est en IX (l’expansion de la conscience) et Jupiter, associé à la philosophie, la justice et la compassion pourrait ainsi amplifier les orientations réformistes et humanistes. Sans nous attendre à des miracles, la facette la plus révolutionnaire du président pourrait se dévoiler. 
Ainsi, d’un point de vue positif cette fois : « Jupiter nourrit le noyau dur uranien, cette intelligence intense, affûtée mais radicale et quelquefois unidirectionnelle, alors qu’Uranus s’imbibe de l’expansion vers le bien associée à Jupiter. L’intelligence, l’indulgence, la souplesse et le calme mental sont cultivés et l’amour et la compassion, fondations obligatoires de la révolution, fleurissent». (6)

Ce même Jupiter s’oppose également à la Lune pendant cette même période, enrichissant philosophiquement la pensée sans doute, poussant à la compréhension et à l’exploration de soi-même, des mémoires et de l’ensemble des mécanismes psychologiques. Le président portera sans doute un intérêt particulier aux enfants, à la jeunesse, à l’éducation et aux femmes. Il lui faudra pourtant se méfier de la grandiloquence, d’un possible manque de réalisme, d’une tendance à s’illusionner sur ses propres capacités, sans compter d’un énorme besoin de liberté qui n’est pas compatible avec la fonction qu’il s’est choisie. 

Mars, les noeuds lunaires et le libre-arbitre

En résumé, les perspectives ne sont pas trop mauvaises : dans une lecture idéale des transits, Saturne apporte sérieux, maturité et structure, alors que Jupiter pousse à l’expansion mentale, à l’humanisme et à la liberté. Une lecture plus difficile indique des possibilités de frilosité, de mauvais choix sans doute dictées par des émotions mal gérées (Jupiter opposé à la Lune). 

Le « libre-arbitre », une notion complexe et tergiversée par de nombreux penseurs se retrouve ainsi au centre des débats : inséparable d’une astrologie non-déterministe, il nous est indispensable si nous cherchons à donner forme à nos destinées, c’est-à-dire à ne pas être les victimes des circonstances. Comme déjà exposé dans ce blog, ce fameux libre-arbitre, qui existe bel et bien, n’est cependant pas offert sur un plateau : de même que la liberté dont il est un avatar, il nécessite d’être conquis (7). 

Chez Emmanuel Macron cette conquête pourrait être encouragée par les transit de Saturne en XII et de Jupiter sur Uranus opposé à la Lune, à condition qu’ils soient correctement utilisés. Un écueil de taille se profile cependant dans ce tableau:  Mars, l’astre guerrier, déjà puissant au natal, se retrouve sous pression. Il y a d’abord le carré que lui adresse Jupiter de novembre 2017 à la mi-janvier 2018. Cet aspect belliqueux s’associe à des impulsivités et à de la colère, avec parfois le désir de s’imposer mais aussi de lutter violemment contre les injustices. Ce même aspect se rejouera ensuite de mai à septembre 2018. On comprend l’impact que ces émotions peuvent avoir sur les choix et les décisions dont on a abondamment parlé.

On ajoutera à cela un sérieux risque d’inflammation, toujours de Mars, touché par le transit de Rahu (le noeud lunaire nord) en Lion. Cet aspect se déclenche vers la mi-décembre 2017 et perdure jusqu’à début août 2018. On notera en sus une période très sensible, sur laquelle nous reviendrons, puisque à partir de la mi-mai 2018 le Mars céleste  entre en Verseau et se conjoint à Ketu (le noeud sud), un aspect très souvent lié à de graves attentats et à de la violence collective (terrorisme entre autres). Comme Mars fait sa rétrogradation à cette époque, la période dangereuse s’étend jusqu’en octobre 2018.

Les risques de colères, de craintes, d’anxiétés sont ainsi puissamment augmentés chez Emmanuel Macron une bonne partie de l’année prochaine. On ne peut exclure des manoeuvres et des tractations secrètes (Rahu), liées à des situations internationales tendues ou encore des risques d’agression. La maison VII étant touchée, ses associés proches, voire son épouse, risquent d’en faire les frais. 

Puisqu’il s’agit du thème du président français, on peut s’interroger sur les possibilités d’évènements extérieurs (terrorisme en autres) que ces transits pourraient symboliser. En ce sens la fin du printemps (mai), l’été et le début d’automne 2018 semblent marquer une période particulièrement dangereuse, puisque Mars rétrogradera à proximité de Ketu, alors que Rahu sera sur le Mars d’Emmanuel Macron et que Jupiter au carré amplifiera le tout pendant l’été. 

A ce moment Saturne également rétrograde sera à proximité de son Mercure et de son Soleil et Emmanuel Macron sera vraiment à la croisée des chemins, ayant peut-être de difficiles choix à faire, alors que l’impulsivité, l’anxiété ou la colère seront très mauvaises conseillères.


(1) Ce qu’on appelle techniquement une « translation de lumière »

(2) Le Soleil et Mercure sont sur le même degré, opposés à Jupiter (l’amplification) et au demi-carré d’Uranus (l’éveilleur). La brillance solaire ainsi soulignée n’est pas toujours bonne conseillère : « Faisant facilement preuve de condescendance et d’arrogance, pris au piège de ses facilités, le moi amplifié s’éblouit et s’illusionne sur lui-même. L’ostentation, l’opportunisme et l’intérêt personnel corrompent le sens de la justice et l’idéalisme naturels au Sagittaire. Malgré la vaste culture et la brillance intellectuelle (Mercure opposé à Jupiter et trigone à Saturne), certaines situations sont mal appréciées. Un manque de clarté mentale due à l’orgueil et à la sensation d’être supérieurement intelligent, provoquent de mauvais jugements. On pense à l’Hubris des anciens Grecs ». Extrait de Emmanuel Macron

(3) L’astrologie et la mécanique de la pensée (Les aspects de Mercure, Mercure/Saturne)

(4) Ibid.

(5) Ibid. (Les aspects de Jupiter, Jupiter/Uranus)

(6) Ibid.

(7) L’astrologie et la mécanique de la pensée. (A propos du déterminisme)

vendredi, octobre 06, 2017

La fusillade de Las Vegas, Stephen Paddock et les noeuds lunaires


Sans morbidité aucune, la fusillade de Las Vegas, ouvre à de nombreuses considérations astrologiques liées à l’éclipse du 21 août et à l’évènementiel qui en découle. Elle nous éclaire simultanément sur les tendances psychologiques complexes définies par les noeuds lunaires.
Ainsi, la question que chacun se pose : « comment un citoyen américain, blanc, sans histoire et riche de surcroît, se transforme-t-il du jour au lendemain en meurtrier de masse? », y trouve des éléments de réponse précis et pertinents, même s’il nous manque un élément essentiel, l’ascendant de Stephen Paddock, puisque son heure de naissance reste pour le moment inconnue. 

L’éclipse du 21 août et la fusillade de Las Vegas

Les Etats-Unis traversent une période dangereuse depuis Le 21 août dernier, date de l’éclipse de Soleil (1) marquée par Mars, qui traversa le continent nord-américain de part en part. L’on s’attendait à des évènements violents. La tension avec la Corée du Nord, après son essai nucléaire (2) entre dans le cadre de cette attente. Elle reste à surveiller étroitement. La fusillade de Las Vegas appartient également aux retombées de l’éclipse, ce qui apparaît dans quelques configurations évidentes :

Fusillade de Las Vegas (Nevada USA), le 1er octobre 2017 à 22h08.   


Les noeuds lunaires, qui symbolisent des éclipses mentales (3) capables de se matérialiser tragiquement, sont aux premières loges : 

- Rahu, le noeud nord, a rétrogradé à 1°01 du Mars de l’éclipse, déclenchant un évènement « pré-programmé ». Mars tourmenté et amplifié par sa conjonction à Rahu, représentait le danger de cette éclipse particulièrement violente (4). C’est l’effet bombe à retardement qui est le principe évènementiel des éclipses.

- Ketu, le noeud sud à 21°42 du Verseau, est à 3°20 de la Lune elle-même à 25°02 du Verseau. Les deux sont opposés au Mars de l’éclipse (20°41 du Lion). La Lune pointe le moment précis, tout en évoquant la violence explosive de l’évènement. Circonstance aggravante, elle est au parallèle de déclinaison des deux noeuds lunaires : or si Rahu représente l’obsession et les manoeuvres secrètes, Ketu s’associe à la compulsion : nous verrons ensuite que la Lune de naissance de Stephen Paddock est conjointe à cette Lune de l’évènement, ce que l’on appellera pour le moins une « coïncidence signifiante ». 

Ces configurations de la Lune et des noeuds se matérialisent par le biais de certains aspects particulièrement tendus : 
- Mars au carré de Saturne est un aspect violent qui apparaît souvent dans le cadre de brutalités déchaînées, de durcissements du mental et de morts violentes.
- Jupiter opposé à Uranus amplifie le fanatisme. La motivation derrière les actions radicales est souvent liée à un sens corrompu de la justice.
- Mars et Vénus opposés à Neptune : Mars libère son agressivité sur une collectivité incapable de se défendre (Neptune). 
- La souffrance de ne pas se sentir aimé (Vénus/Neptune) est une motivation profonde de l’assassin touché par le complexe, ici perverti, du héros (Mars/Neptune) qui se sent investi d’une mission. 

Stephen Paddock

Stephen Paddock né le 9 avril 1953 à Des Moines (thème calculé pour 12h00, heure de naissance inconnue)

L’ignorance de l’heure de naissance de Stephen Paddock nous empêche de totalement comprendre son comportement, celui-ci étant lié à l’ascendant. Son thème astral nous en apprend malgré tout plus qu’il n’en faut sur sa psychologie. 

Calculée pour midi, la Lune natale est située à 22°50 du Verseau. Celle de la fusillade est à 25°02 du même signe ….  Rappelons que le Ketu de l’éclipse était à 23°53, toujours du Verseau, alors que celui de la fusillade était à 21°42. Toutes ces positions sont opposées au Mars de l’éclipse (20°41 du Lion). On en conclut qu’à cause de la situation de sa Lune natale, Stephen Paddock fut particulièrement marqué par cette éclipse (5) et qu’il manifesta en tant qu’individu les significations marsiennes collectives qu’elle portait en elle. Ensuite, l’ensemble de la structure du thème permet de comprendre ses mobiles 

La Lune représente le contenu de la pensée (mémoires, enfance, préoccupations mentales …) et les réactions émotionnelles qui lui sont soumises. Située en Verseau (électrique) elle s’oppose à Pluton, une configuration qui rend la pensée obsessionnelle, c’est-à-dire captive de préoccupations liées à des boucles mémorielles.   

Pluton (quête de l’intensité, recherche du pouvoir..) est au quinconce (150°) de Mercure : il évoque la ruse, l’astuce et une possibilité de cynisme. Son carré à Jupiter explique un matérialisme flamboyant ainsi que le goût du jeu. Quant à son carré à Mars, il évoque les tendances à l’autodestruction et la nécessité d’affronter ses craintes. Aussi calme et sans histoire qu’il ait pu paraître à son entourage, cet homme était un vrai champ de bataille intérieur, rongé entre autres par une forte colère indiquée par la conjonction Mars/Jupiter.

Les noeuds lunaires de leur coté sont loin d’être anodins :

- Rahu est au demi-carré de Mercure : « (….) la ruse, l’astuce, le secret, l’opportunisme, le mensonge et d’éventuelles manipulations assistent l’accomplissement matériel. (….) »  (6)

- Rahu est au carré de Mars : « Au pire on est soi-même un agresseur (…) Des pensées secrètes, pulsionnelles et coléreuses empoisonnent l’organisme. Colère envers soi-même associée à des craintes, des frustrations et des insatisfactions. (…) Possible mort violente ». (7) 

- Rahu est au parallèle de déclinaison de Jupiter. «  (…) Colère et engagement personnel contre les injustices. (…) En certains cas amplification des significations négatives de Rahu (attachement, anxiété, goût du secret et insatisfaction) (…) .(8) 

Ce dernier aspect est le plus important, car il relie les noeuds à une structure marquante, un carré en T, comprenant la Lune, Jupiter et Pluton : ainsi les mémoires de l’enfance (la Lune), que nous avons vues obsessionnelles (Pluton), sont émotionnellement amplifiées par le biais du carré à Jupiter à ces deux astres, lui même parallèle aux noeuds lunaires. Jupiter représente le sens de la justice, soit-il objectif ou subjectif. Conjoint à Mars, il figure la colère générée par un évènement cristallisé dans le cadre des nœuds (l’événementiel traumatique gravé dans la conscience), qui sont eux-même au carré de Mars et donc associés à la violence. Une forte colère intérieure a sans doute empoisonné Stephen Paddock toute sa vie, jusqu’à ce que, par le biais de l’éclipse combinée au transit des noeuds sur un lieu très sensible de son thème (la Lune, c’est-à-dire son passé, son enfance) elle fasse surface dans une explosion inouïe de violence.

L’origine du poison 


Elle se tient toute entière dans l’histoire singulière de Benjamin Hoskins Paddock, le père de Stephen Paddock, un homme dangereux, escroc et braqueur de banque, qui vécut longtemps dissimulé sous diverses identités. Il appartint à la liste des 10 hommes les plus recherchés par le FBI et vécut de graves épisodes de violence. Stephen Paddock a un peu plus de sept ans lorsque son père est arrêté à Las Vegas (!), non sans avoir tenté d’écraser un agent du FBI en cherchant à s’enfuir. Il est alors condamné à 20 ans de prison, rendant Stephen Paddock orphelin dans les faits, mais aussi, irrité, amer et rancunier envers la loi, l’autorité et … Las Vegas. 


Voilà pour les faits « historiques ». Qu’en est-il des faits astrologiques, censés donner le sens que prit cette filiation dans la destinée du fils ?   

L’analyse du Soleil, symbole du père, nous apporte toutes les réponses nécessaires :

- Conjoint à Vénus, il indique l’amour, voire la vénération portée à son père ainsi que le besoin de son approbation.

- Opposé à Saturne : « Fréquent complexe d’abandon causé (possiblement) par un père absent, disparu, distant ou indifférent (…) remplissant mal son rôle de guide et de protecteur ». (9)

- Opposé à Neptune :  « Souffrance d’être séparé fréquemment causée par une relation déficiente au père peut-être absent, malade, handicapé ou précocement disparu ». (10)

- Vénus opposé à Neptune figure la sensation de ne pas être aimé, renforçant le complexe d’abandon et son opposition à Saturne désigne un affectif qui n’a jamais su se libérer du carcan de ses mémoires figées. 

Notons que la double affliction du Soleil par Saturne et Neptune est souvent rencontrée dans les thèmes des orphelins de père. Son arrestation est une injustice dans les yeux d’enfant de son fils, puisqu’elle le frustre de la présence et de l’amour d’un père, surnommé Big Daddy par ses concitoyens et qui avait les apparences d’un homme bien intégré dans la société. Ainsi la frustration affective due à la disparition du père (Saturne/Neptune opposé au Soleil et à Vénus), déclenche la colère (Mars/Jupiter) et grave des pensées obsessionnelles (Lune/Pluton), coléreuses et empoisonnées (Mars/Rahu), dans le mental de Stephen Paddock qui ne s’en libèrera jamais. 

Spéculations et conclusion 

L’absence de l’heure de naissance nous prive d’informations astrologiques cruciales qui pointent vers l’axe Vierge/Poissons. Lorsque Benjamin Hoskins Paddock attaque les banques en 1959 et 1960, Rahu est en Vierge, de même lorsqu’il est condamné à 20 ans de prison en janvier 1961 (Rahu 9° de la Vierge). Lors de son arrestation, le 28 juillet 1960, Rahu est à 17°39 de la Vierge, ce qui nous renvoie à la position de Mars lors de la fusillade : 17°00 de la Vierge également, conjoint à Vénus elle-même à 14°54 de ce signe.  

Remarquons aussi que lors du décès de Benjamin Hoskins Paddock, le 18 janvier 1998, Rahu se trouvait à 12°49 de la Vierge… On en conclut, sans prendre de risques, que le milieu du signe de la Vierge est signifiant dans le thème de Stephen Paddock, on y spéculera la présence d’un Angle (peut-être de l’ascendant?) 

A l’automne 1961, le jeune Stephen a 8 ans et demi lorsque Rahu transite la fin du Lion (sur le Mars de l’éclipse), alors que Ketu transite la fin du Verseau où est située sa Lune natale. Son père est en prison depuis plus d’un an. Que se passe-t-il à ce moment là? nous n’en savons rien, mais les chances sont nombreuses qu’un évènement important, entérine alors la frustration et la rancune et le marque suffisamment pour l’empoisonner toute sa vie et provoquer, tout à la fin, la fusillade de Las Vegas.  

De nombreux points d’ombre gagneraient à être explorés plus en détail surtout si l’heure de naissance venait à être connue. On réalise cependant comment, par le biais de l’astrologie et d’un emploi pertinent des noeuds lunaires, qui nous le remarquons une fois de plus encore sont extrêmement complexes car liés aux mémoires cristallisés, à la matérialisation de la pensée, à l’évènementiel et à des tendances psychologiques diverses, il est possible d’expliquer de façon cohérente les mécanismes secrets et les motivations profondes aboutissant à la destinée d’un homme dont personne n’aurait jamais imaginé comment elle se terminerait. 




(3) « Indissociables du petit luminaire qui représente les couches successives de la pensée, les nœuds sont comparables à des éclipses mentales. Là où ils sont situés, le flux lumineux qui normalement irrigue, illumine et régénère est interrompu ». L’astrologie et la mécanique de la pensée

(4) Rappelons ici que de nombreux évènements brutaux et sanguinaires, partagés par la planète entière et dont il fut souvent question dans ce blog (New York 9/11, les meurtres de masse de Anders Breivik, les attentats de Paris en 2015 ou même l’assassinat de l’archiduc d’Autriche à Sarajevo en 1914, qui déclencha la première guerre mondiale, entre autres exemples) eurent lieu lors des conjonctions rapprochées, souvent renforcés par des parallèles de déclinaison, Mars/Ketu ou Mars/Rahu. Lire entre autres articles :  Le temps du dragon, Mars le Dragon et la barbarie ou encore Les fêtes à l’ombre de Mars et de Ketu

« D’ordinaire sont davantage affectés par les maux universels les hommes dont les lieux les plus déterminants de leur thème natal, à savoir les lieux qui accueillent les luminaires ou les quatre secteurs-clefs, sont les mêmes que ceux qui sont responsables des malheurs universels, c’est-à-dire les lieux des éclipses ou les lieux qui sont en opposition avec ceux de l’éclipse. » (1)
Ptolémée, Le Tétrabiblos, Livre II (Le livre unique de l’astrologie, Pascal Charvet)

(6) L’astrologie et la mécanique de la pensée (Les aspects des Noeuds lunaires/ Rahu-Mercure)

(7) Ibid. (Les aspects des Noeuds lunaires/Rahu-Mars)

(8) Ibid. (Les aspects des Noeuds lunaires/Rahu-Jupiter)

(9) Ibid. (Soleil en aspect tendu à Saturne)

(10) Ibid.(Soleil en aspect tendu à Neptune) 



samedi, septembre 09, 2017

L’astrologie fonctionne-t-elle? Eléments de réponse


Comme chacun sait, il y a la forme et il y a le fond, une distinction fondamentale à faire dans le cadre des informations transmises par des vidéos « pédagogiques » : car lorsque celles-ci sont bien réalisées (la forme), agréablement construite, rythmée et structurée, les arguments employés (le fond) tendent à convaincre plus facilement qu’un texte explicatif, qu’il faut prendre le temps de lire et d’analyser. 

Produite par le journal Le Monde, une vidéo dénigrant l’astrologie prétend ainsi détruire en 5’39’’ quelques millénaires d’observations, de recherches et de pratiques menées par toutes les cultures de notre planète. Intitulée « L’astrologie fonctionne-t-elle ? », assaisonnée de pincées d’humour dont Emmanuel Macron fait les frais et mettant scène un journaliste/enseignant/comédien bien de sa personne (1), elle nous explique en termes didactiques pourquoi justement elle ne fonctionne pas.  

Après des prémisses sympathiques, où l’horoscopie industrielle, appelée astrologie populaire, est distinguée de l’astrologie savante, elle déploie des arguments biaisés, aptes à persuader un public non averti. Et en réaction sur les réseaux sociaux, confrontés à tant de savoir-faire, nombre d’adeptes de l’astrologie se contentent de commenter que celle-ci participe à un mode de pensée symbolique, mythologique, psychologique, analogique ou autre, mais n’appartient pas au même monde que la science implicitement considérée comme rationnelle, logique et indéboulonnable.

Une démonstration qui n’a rien de scientifique

La vidéo nous assène, par exemple, que les astrologues postulent que la position des astres a une « influence sur les gens » et qu’ils s’appuient sur « deux réalités physiques, la gravitation et le magnétisme ». Et d’abonder en ce sens avec les marées et les aiguilles des boussoles (?!), afin de mieux asséner le coup de bâton attendu depuis le début : « le problème, nous est-il dit doctement, est que « les astrologues utilisent ces réalités scientifiques de façon pas du tout scientifique ». L’astrologie, poursuit-on avec aplomb, n’utilise que la gravité des astres, or celle-ci est partout. Ainsi une Kangoo a plus d’influence gravitationnelle que Mars ou Vénus (!?). Pluton quant à lui est bien trop éloigné pour que l’on ressente son « magnétisme » !! 

Contentons-nous de remarquer que de nos jours, les chercheurs en astrologie ont quasiment abandonné le concept d’influences astrales, de même que la théorie gravitationnelle ou encore celle de « rayons » ou de « vibrations » planétaires, magnétiques ou non. L’astrologie, comme tous les champs de recherches, procède par hypothèses qu’elle examine, enrichit, suspend, intègre ou élimine avec le temps. La biologie a longtemps cru à la génération spontanée, avant que Pasteur n’y mette un terme et que la théorie cellulaire s’impose. En ce qui nous concerne, les modèles astrologiques actuels, riches et évolutifs, privilégient les phénomènes de synchronicité et l’étude de la conscience dans ses relations intimes, intérieures, avec le système solaire, la géométrie céleste et le concept de sens. 

Ensuite le journaliste s’en donne à coeur joie : analyse non-scientifique du ciel, interprétations arbitraires qui ne correspondent à aucune observations objectives … en gros, s’interroge-t-il incrédule et embarrassé, c’est n’importe quoi? Et de répondre oui, car des expériences, entre autres réalisées en double-aveugle, c’est-à-dire dans le cadre d’un protocole forcément imbattable par le sérieux qu’il évoque, le prouvent, elles, scientifiquement … 

Notons ici que les célèbres études des époux Gauquelin, parfaitement scientifiques elles aussi, ont prouvé le contraire. 

Pour terminer en beauté, il se paie le luxe d’expliquer le principe du « biais de confirmation », qu’il détourne en sa faveur en utilisant l’astrologie populaire, dont il a pourtant dit au début que même les astrologues ne la défendait pas. Selon les psychologues explique-t-il, de 3 déclarations que l’on nous fait : « Vous êtes très sympa, malheureusement vous mourrez seul et tout le monde vous oubliera », nous aurions tendance à ne retenir que la première.  

Sciemment ou non, il omet d’expliquer que la définition du biais de confirmation est de privilégier ce qui est en faveur de l’hypothèse de départ et de négliger ce qui lui est contraire, ce qu’il fait sans le moindre scrupule tout au long de sa démonstration. 

Astrologie et nouveau paradigme

Plutôt que de nous placer sur le même terrain, élargissons un peu le débat : l’astrologie contemporaine, moderne, ou plutôt « post-moderne »(2) est en accord avec ce que l’on appelle le nouveau paradigme, c’est à dire un modèle de pensée qui considère que l’univers n’est pas constitué d’objets séparés (la matière), qui inter-agissent entre eux de façon mécanique dans un continuum spatio-temporel stable, pendant que l’esprit humain observe et analyse le tout à partir d’une position écartée et privilégiée. Il décrit plutôt un immense, voire un infini réseau de vibrations et d’informations où tout, absolument tout, est en contact. Sous ce réseau (au-delà, dans un ailleurs), se trouverait selon certains physiciens (3), une trame primordiale qui « matérialiserait » le temps, l’espace, la matière, l’énergie et la causalité. 

Dans cet univers, la conscience n’est plus séparée arbitrairement de son environnement. Replacée au centre de nos préoccupations, elle offre une place de choix à la notion de sens : or l’astrologie est l’art d’accorder un sens à la géométrie céleste. 

Pour celles et ceux qui désirent sérieusement creuser le sujet, à lire l’essai de Dennis Frank (malheureusement uniquement disponible en anglais semble-t-il), intitulé « Astrology and the New paradigm », en libre accès sur le site de Patrice Guinard (le C.U.R.A). A partir des travaux du physicien Fritjof Capra, Dennis Frank explore différentes possibilités, cherchant  à comprendre pourquoi l’astrologie fonctionne, essayant par ailleurs de repenser la théorie astrologique globale comme cela a été fait plusieurs fois depuis 2500 ans (4).

Ainsi, le problème auquel nous nous heurtons est l’inertie de la conscience collective. Celle-ci, constituée de celles de milliards d’individus lourdement conditionnés par les traditions et l’éducation, est extrêmement difficile à bouger et les principes majeurs, scientifiques et astrologiques qui émergent du nouveau paradigme, sont très loin d’être intégrés. 

Le problème de la croyance

La croyance est l’ennemie mortelle de l’astrologie : celle-ci nécessite qu’on s’y intéresse sérieusement, qu’on la pratique, qu’on la questionne, qu’on l’expérimente, afin de réaliser son bien-fondé. Mais la croyance est l’ennemie de l’intelligence proprement dite, car elle censure les questions, ferme l’esprit à la contradiction et accule l’esprit dans des raisonnements figés dénués de liberté et de créativité. Philosophiquement la croyance s’associe à la violence comme on le constate dans le cadre des idéologies religieuses ou politiques. Captifs qu’ils sont d’anciens modèles de pensée et incapables de s’ouvrir à ce qui met en danger leur sécurité psychologique, les gens qui se targuent d’avoir l’esprit scientifique, ne sont pas forcément à l’abri. 


(1) Donald Walther, journaliste au pôle vidéo du Monde. 

(2)  J’emprunte le terme à l’article de Robert Hand à lire sur Astrodienst:  « Vers une astrologie post-moderne ». 

(3) Wolfgang Pauli (prix Nobel de physique) par exemple, qui collabora avec C.G.Jung, ou David Bohm, auteur de la théorie de l’ordre implicite, qui enregistra de nombreux entretiens avec Krishnamurti. « L’hypothèse (l’ordre implicite ) rejette la séparation entre la conscience et la matière : l'ordre implicite expliquerait la relation entre matière et conscience. Dans ce modèle, l'esprit et la matière sont perçus comme des projections dans notre ordre explicite de la réalité sous-jacente, l'ordre implicite ». David Bohm Wikipedia

(4) Plusieurs siècles avant J.C, les Mésopotamiens voyaient dans les astres des « présages », symboliques de possibles évènements. Plus tard, à l’époque de Ptolémée (IIe siècle après JC), s’est imposée, la théorie des « effets »  naissant des astres. Cela fait maintenant plusieurs décennies que nous explorons les mystères de la synchronicité et de la conscience

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.