vendredi, juillet 15, 2016

Attentats : la fonction sociale de l’astrologie


On imagine sans peine les milliers d’adeptes astrologues, amateurs ou professionnels, penchés sur la situation astrale d’hier soir afin de tenter de comprendre ce nouvel attentat. 

Nice, le 14 juillet 2016 à 22h40

Rien de très complexe d’ailleurs : comme annoncé dans Mars rétrograde attaque, l’astre rouge en Scorpion (virulent), s’exprime violemment dans le quinconce à Uranus (imposer ses idées par la violence) et dans son parallèle à Pluton (destruction et autodestruction aveugles). La toile de fond est toujours la même (voir Le massacre d’Orlando) impliquant Rahu et Ketu (1) respectivement conjoints à Jupiter (sens corrompu de la justice) et à Neptune (épreuves affectant la population innocente), alors que le carré de Saturne à Neptune évoque la rigidité mentale « religieuse ». Le parallèle toujours vivace de Saturne à Pluton implique les conditionnements funestes sous-jacents, avec la valse des interdits et des transgressions. 

D’autres aspects sont également actifs, mais ajoutons seulement la Lune en Scorpion (obsessionnelle), exactement conjointe à Mars, qui sert d’élément déclencheur. Si la nuit dernière, dans les montagnes de l’arrière-pays niçois, de sombres nuages cachaient cette conjonction, on a observé les soirées précédentes la Lune arpenter en grossissant le sentier zodiacal, où elle rejoignit Jupiter, puis Spica alors que Mars l’attendait. Elle se conjoindra à Antarès (le Coeur du Scorpion), puis à Saturne demain. Il suffisait ainsi de lever les yeux pour savoir que la soirée du 14 juillet  serait « dangereuse », comme c’est souvent le cas lorsque la Lune rencontre Mars.

Bien entendu cette menace ne s’est pas matérialisée partout, fort heureusement. Il y eut même sans doute de belles ambiances en de nombreux endroits, malgré une tension palpable, un désir plus exigeant qu’à l’habitude, d’habituels excès et des accrochages obligatoires. 

L’astrologie peut-elle servir la collectivité à prévoir et peut-être à se protéger de ces éruptions aveugles et dévastatrices ? Ou son rôle se cantonne-t-il uniquement à étudier les caractères (ce qu’elle fait admirablement) et en conséquence le déroulement des destinées (ce qu’elle fait avec plus ou moins de succès)? 

La difficulté est que nous manquons de connaissances, de compréhension et de précision. Comme toutes les disciplines étudiées par l’humanité et malgré des millénaires d’exploration, l’astrologie a encore beaucoup à apprendre. Nous pouvons percevoir le danger inscrit dans le ciel en lettres de feu, mais nous sommes incapables de dire où il va frapper. Et comme la Terre est vaste, nous assistons impuissants au déroulement de faits « prévisibles ». 

Nous n’avons pas de réponse à ce problème pour le moment, mais nous pourrions en trouver, d’autant que nous disposons maintenant d’instruments très performants, nous permettant d’établir avec une grande exactitude les situations des astres dans les millénaires passés comme dans les millénaires futurs. Le terrain à déchiffrer est immensément vaste : toute l’histoire humaine, nation par nation pourrait être passée au crible des configurations astrales. Cela nécessite d’énormes moyens, des milliers de chercheurs, des centre d’études, des hypothèses à tester, c’est-à-dire d’une certaine façon tout ce dont disposent les scientifiques. 

Mais depuis plusieurs siècles, victimes de préjugés négatifs, nos sociétés se privent d’un instrument extrêmement performant. Et ainsi, n’étant pas reconnue, souffrant d’un manque d’organisation et de structures, de coopérations et d’échanges, minée par le charlatanisme, les croyances et les superstitions, l’astrologie savante ne remplit pas certaines de ses fonctions sociales reliées au vivre ensemble, aux possibles dangers encourus, aux protections envisageables, sans compter la compréhension de la psychologie des criminels déséquilibrés responsables des actes extrêmes qui nous préoccupent aujourd’hui.

Imaginons un instant (rêvons), d’une astrologie structurée comme l’est le monde scientifique : études approfondies obligatoires, classements des informations, création de corpus structurés, spécialisations en départements divers, hypothèses passées au crible des expériences, moyens financiers. En quelques années  un collectif d’astrologues originaires du monde entier nous feraient faire des bonds de géant et nous permettraient sans doute de mieux comprendre certains mécanismes qui nous échappent et qui se situent au coeur des préoccupations du IIIe millénaire : le relationnel complexe entre la conscience et la matière par exemple, l’origine même du psychisme et les insondables mystères de la psychologie. La spiritualité (qui est étrangère aux croyances organisées) y gagnerait beaucoup aussi car l’astrologie, plus que tout autre domaine, nous amène à comprendre combien l’univers nous est intimement proche, mêlant comme elle le fait le tangible (le système solaire), le symbolique, la conscience et la destinée.


(1) Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, terroriste présumé serait né le 3 janvier 1985. On ne s’étonne pas de trouver dans son thème une conjonction exacte de Saturne (24°57’ du Scorpion) et de Ketu (25°01 du Scorpion), ni d’apprendre qu’à 22h45, heure de l’attentat, Mars se trouvait à 24°31 du Scorpion et la Lune à 23°40 du même signe !! 

Rappelons que dans la majorité des cas les attentats terroristes mettent en scène Mars et/ou Uranus et les nœuds lunaires d’une façon ou d’une autre. C’était le cas pour le 11 septembre 2001, pour le massacre d’Anders Brevik en Norvège, pour Mohammed Merah, pour Charlie Hebdo et ainsi de suite. Ce type de coïncidence remarquable (pour ne pas dire signifiante), que nous trouvons à chaque attentat terroriste devrait ouvrir les yeux aux détracteurs de l’astrologie, si seulement ils pouvaient se défaire de leurs conditionnements (pour ne pas dire leurs croyances). 

CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.