samedi, juillet 23, 2016

L’astrologie et le sens de la vie


Nombre d’experts expliquent qu’une des causes majeures de la radicalisation des jeunes victimes de l’islamisme radical, est la sensation d’être engagé dans une existence dépourvue de finalité, soumise à une destinée sans surprises ni exaltations, dépourvue de sens véritable, avec comme obligations futures un emploi rarement passionnant, la lutte pour le trouver ou le conserver afin de survivre et au mieux de se payer les biens de consommation vantés par la publicité. 

J’ai rédigé « Initiation la la guerre intérieure » dans les années 90 après avoir parlé d’astrologie devant des publics atypiques, en première partie de concerts néo-punks (1). Il s’agissait principalement de jeunes d’une vingtaine d’années, marginaux et révoltés, en quête anarchique d’identité. Leur curiosité marquée pour le sujet avait de quoi étonner, de même que leurs réactions, lorsqu’ils venaient ensuite discuter de ce qu’ils avaient entendu. L’obscurité spirituelle dans laquelle ils se débattaient, sans même s’en rendre compte, m’avait profondément marqué. Comme s’ils étaient enfermés dans des pièces dépourvues de fenêtres, leurs ailes coupées dès la naissance. On les sentait désabusés, sans intérêt pour la vie politique et les idéologies religieuses traditionnelles, ayant rejeté les croyances héritées de leurs familles. 

Vingt ans plus tard la situation a semble-t-il empiré. Privée de boussole philosophique ou spirituelle, la jeunesse ignore que destinée et destination (qui signifie à la fois but et fonction) partagent une même parenté. 

Mais si les termes de finalité, ou celui plus savant de « téléologie » ne leur disent rien, c’est qu’il en est hélas de même pour une importante part de leurs aînés. 

Nous traversons bien une crise de civilisation. Comparées aux connaissances scientifiques et aux progrès technologiques, la foi, les cosmogonies et les croyances qui ont « guidé » nos ancêtres (pour le meilleur et pour le pire) semblent surannées. Le « matérialisme » et la quête de l’intérêt personnel sont les philosophies dominantes. L’occident se cache de la mort, la grande inspiratrice (2) tant il en est effrayé. 

En conséquence des idéologies rigides, étroites, violentes, manipulatrices et dépourvues d’amour se referment comme des pièges sur les consciences appauvries de certains jeunes. 

Il est de notre responsabilité d'aînés, de parents, d'éducateurs, de professeurs de les aider à percevoir les lumières qui malgré tous ces obstacles percent les brumes de nos mondes pollués : qu’ils soient introduits aux expériences de mort imminentes, aux avancées des neurosciences et de la médecine quantique, à l’exploration des labyrinthes de la pensée et du moi, aux phénomènes de synchronicités et idéalement qu’ils apprennent, un peu, à méditer. 

Au coeur de ces lumières, l’astrologie brille de façon particulière : « (…) elle éclaire une étrange filiation entre l’être humain et l’univers. En révélant l’existence de cieux intérieurs, la carte du ciel ouvre une fenêtre personnelle sur le cosmos. Par son biais, la fourmi humaine égarée dans les immensités intersidérales, elle dont l’existence est si fragile et si éphémère, réalise que par quelque miracle inscrit dans les astres à sa naissance, l’univers ne lui est pas étranger. Un lien qui témoigne du sens et de la magie de son existence les unit. Son nom est gravé dans le ciel et s’appelle thème astral. » (3)

L’astrologie apporte l’essentiel à l’esprit en quête de sens, car sa pratique expose un lien étonnant, tangible (les astres) et indiscutable, qui associe la réalité, bien souvent rugueuse et ardue, à nos aspirations profondes, enfouies au coeur de nos consciences, comme elles le sont depuis des dizaines de millénaires, ce qui fait de nous des êtres humains. Elle nous fait sentir que la vie et la mort ne sont pas dépourvus de signification. 

De par son existence l’astrologie a été, est et sera la preuve la plus éclatante de la présence d’une trame mystérieuse, sous-jacente à la matière, à l’espace, au temps et à l’énergie. Et nous ne parlons pas de foi ni de croyance, car toute personne qui se donne les moyens d’explorer un peu l’astrologie réalise en très peu de temps sa réalité et sa véracité. Des fenêtres emplies de soleil s’ouvrent alors dans nos esprits car :  « Confronté aux merveilles du ciel, à la matière céleste signifiante qu’il pratique et étudie, sans nécessairement se tourner vers une confession religieuse pour autant, l’astrologue sait que la vie n’est pas un accident ».(4)


(1) Des membres de cette mouvance particulière montraient une conscience écologique marquée. Nombre d’entre eux étaient végétariens, parfois même antispécistes.

(2) Yama, dieu des morts chez les Hindous est aussi appelé Dharma-raja, le maître de la loi, dans le sens de « l’ensemble des règles et des phénomènes naturels régissant l’ordre des choses, des sociétés et des hommes » (Dict. de la civilisation indienne, Louis Frédéric).


(4) Ibid. 









CENTILOQUE


CLIQUEZ SUR LE LIEN
pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.