samedi, août 16, 2014

Vénus au mois d'août


Vénus nous offre une succession de quelques-uns de ses visages en cette seconde partie du mois d’août. Sa traversée du Lion, où elle se manifeste solaire et lumineuse, liée au plaisir, à l’amour et à la créativité la lie tour à tour et parfois en même temps à Jupiter, Saturne, Mars, Pluton et Uranus, indiquant des joies, des jouissances et des passions accompagnées d’inévitables manipulations, déceptions, séparations et tristesses. Si ne parlons que de Vénus cette fois-ci, nous n’oublions pas pour autant le contexte d’un Mars conjoint à Saturne jusqu’au 7 septembre, sur fond de carré Uranus/Pluton, configurations violentes stressant et durcissant  les situations des individus et des nations comme le démontrent les actualités. La vie est ainsi faite qu’au moment où Vénus s’épanouit dans les bras de Jupiter comme c’est le cas ces jours-ci, nombre d’innocents sont victimes de l’intolérance et du fanatisme (Uranus), des luttes pour le pouvoir et l’argent (Pluton), des frustrations et des durcissements de l’esprit et du cœur (Mars et Saturne).


Vénus conjointe à Jupiter jusqu’au 25 août : le plaisir et l’amour

L’amour et la joie d’aimer, le plaisir, les sensations agréables, la joie de vivre et la beauté, l’art, l’esthétique et la sensualité sont amplifiés et favorisés. Si ces tendances dépendent forcément des circonstances individuelles, c’est-à-dire entre autres du thème natal de chacun, l’atmosphère collective en est imbibée. Le danger réside dans les excès et le gaspillage.


Vénus au carré de Mars du 18 août au 6 septembre : la passion

Mars, compagnon, amant, complémentaire, ennemi parfois de la déesse de la beauté joue les trouble-fêtes à partir du Scorpion, provoquant des montées de désirs et de passions, des conflits émotifs, des attractions qu’on croit naître du cœur quand elles sont le plus souvent hormonales. Siestes, soirées et nuits  brûlantes et agitées sont au programme, d’autant que Jupiter amplifie la poursuite du plaisir.


Vénus au carré de Saturne du 21 août au 1er septembre : la purification

Comme rien n’est jamais simple dans nos vies, il faut que Saturne figurant d’obligatoires difficultés, vienne s’en mêler. Les tendances esthétiques, passionnelles et sensuelles dont on vient de parler risquent fort d’être stoppées dans leur élan.

Après les trois jours (18, 19 et 20 août ) pendant lesquels Mars et Jupiter animent ensemble les passions vénusiennes, Saturne intervient. La Vénus saturnienne se révèle alors, contrastant avec la jupitérienne, ces deux visages étant illustrés par l’exaltation de Vénus dans les Poissons, là où règne Jupiter, et la maîtrise de Vénus en Balance, là où s’exalte Saturne.

La Vénus saturnienne est plus restrictive en ce qu’elle purifie le concept de la quête des sensations agréables. Jupiter favorise l’harmonie, la perception de la beauté et l’amour, Mars éveille la passion et le sens de la séduction, mais Saturne restreint cette sensualité généralisée pour diriger l’esprit vers une émotion purifiée, en accord avec ses valeurs liées à la sagesse, à la réflexion, à la patience, aux promenades solitaires et en certains cas peut-être à la méditation.

Loin d’être absente sous Saturne, la magie vénusienne tente à se déployer au-delà de la sensation, en quête de joies sereines et de beauté intérieure.

Les dates se chevauchant, les risques de conflits entre les différentes inclinations sont majeurs, spécialement au cours de cette période pendant laquelle Vénus transite au carré de la conjonction Mars/Saturne, favorisant les passions et les désirs déçus ou frustrés. La solution des aspects tendus Mars/Saturne passe par la renonciation non conflictuelle, ce qui n’est jamais facile d’autant que la situation se fait encore plus complexe par le biais des interventions d’Uranus et de Pluton.


Vénus au quinconce de Pluton du 19 au 24 août : les journées dangereuses.

Attention car les relations Vénus/Pluton sont souvent obscures, pour ne pas dire empoisonnées et vus les autres acteurs déjà en scène les risques de manipulations, de perversions et de passions destructrices sont magnifiés pendant ces quelques jours. La lutte s’installe entre une discipline obligatoire (Saturne) nourrie par des conditionnements divers et de possibles circonstances adverses (Mars/Saturne) et Pluton adepte de la transgression. Les plaisirs empruntent parfois des voies obscures et tourmentées en proie à l’autodestruction, à la dispensation de la douleur et à la vénalité. Cet aspect sait cependant, par l’intermédiaire d’Uranus (intelligence et sens de la liberté) dont nous allons parler, libérer de certains traumatismes et offrir un accès à une sensualité instinctive particulièrement jouissive.

Se méfier tout spécialement des mauvais choix durant ces quelques jours, car Mercure en opposition à Neptune favorisera mensonges, dissimulations et illusions.
 

Daté du 23.08.14 à 12h00 pour Paris ce thème contient tous les aspects de Vénus dont il est ici question.


Vénus au trigone d’Uranus du 21 au 29 août : la quête de la liberté

En quinconce jusqu’au 8 ou 9 septembre, Saturne et Uranus illustrent le conflit entre la quête de l’aventure et la recherche de la sécurité et des structures. Vénus mêle l’art, la sentimentalité, l’amour, le plaisir et le désir d’union à ce débat.

Révélée ici la Vénus uranienne figure des rencontres soudaines et des exaltations artistiques, sensuelles et romantiques souvent bouleversantes. Elle est cependant limitée par les autres aspects, entre autres et principalement par le carré à Saturne.

La notion d’amour de vacances par exemple est très soulignée car le carré à Saturne interdit la pérennisation de rencontres parfois extraordinaires et celles ou ceux qui voudront passer outre risquent de s’en mordre les doigts, la souffrance les guettant au détour du chemin.

On doit savoir qu’en ce qui concerne l’amour les rencontres faites sous les auspices d’un carré Vénus/Saturne sont vouées à l’échec, que ce soit dans un mois ou dans un an, avec douleur à la clef, les causes étant souvent présentes dès les origines (circonstances adverses Mars/Saturne, confusion désir et sentiments (Mars/Vénus), vénalité ou intérêts personnels (Vénus/Pluton), attachement excessif au plaisir (Jupiter/Vénus), cela se lisant dans les thèmes personnels et les synastries les concernant.

Un seul mot d’ordre, ne pas se faire piéger par la malédiction saturnienne de la quête de la sécurité qui vient se greffer sur un évènement uranien (la liberté). Cette recherche crée l’attachement et la dépendance et détruit une magie Uranus/Vénus pourtant capable de transformer les êtres par le biais de la créativité et de l’amour totalement épris de liberté, quand la pensée, les mémoires, les traumatismes et les conditionnements ne font plus obstacle à la joie de vivre et d’aimer, permettant au corps et au cœur de s’exalter, qu’il s’agisse des plaisirs de la nature, de l’esthétique ou de la sensualité.



Ce concept devient sans doute familier aux lecteurs de ce blog. Nous avons parlé de plusieurs facettes de Vénus et des difficultés naissant de leur juxtaposition. La venia embrasse tous ces visages et bien plus encore. N’est-elle pas cette Vénus lié à la séduction ultime, celle qui consiste à séduire les dieux?

Les dieux sont bien multiples car ils représentent les nombreuses puissances mystérieuses qui nous composent et nous font vivre dans un monde riche de magie aux yeux de ceux qui savent la discerner, un monde de sensations et d’illusions, dont la science la plus sophistiquée ne connaît qu’imparfaitement à peine 10% de sa manifestation matérielle et dans lequel la connaissance de la vie, de la mort et de la nature de la conscience reste hors de la portée de nos intellects étroits.

La venia consiste à séduire ces forces qui nous échappent par l’art de vivre de chacun : grâce à Jupiter (culture, justice et compassion), à Saturne (force mentale, silence et patience), à Mars (bravoure, sens de l’action et de l’aventure), à Pluton (libération de la peur) ou encore à Uranus, qui offre une Vénus magique capable de bouleverser nos existences en un instant. Encore ne s’agit-il que des astres spécialement impliqués ces prochaines semaines. D’autres aspects de Vénus sont tout aussi importants à étudier, tels que ses relations avec Mercure qui associent l’esthétique à l’ordre, ou avec le Soleil qui évoque l’ouverture du cœur et de ses secrets si bien gardés, ce cœur dont les Upanishads nous disent qu’il contient l’univers dans son entier.

La venia, ou l’art de vivre vénusien actuellement souligné dans les cieux nécessite de ne pas faire obstacle à la vie, c’est-à-dire de ne pas laisser la peur s’immiscer dans nos perceptions et nos décisions et ainsi plaire aux dieux et profiter de leurs cadeaux gratuits.








CENTILOQUE


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pour une version entièrement retravaillée du CENTILOQUE, un ouvrage que j'ai publié en 1993 aux Editions Dervy: Centiloque

Extrait :

1- N°5 : caractère et destinée.

"L’astrologie dévoile les relations intimes qu’entretient le caractère avec la destinée. La destinée d’un individu est l’expression de son caractère."

Le mot caractère nous vient du grec kharaktêr, qui signifie un signe gravé.

Il signifie également ce qui est propre à une chose, son expression personnelle, son originalité. Par extension, le caractère définit l’ensemble des traits psychiques propres à un individu.

Le caractère se rapporte à la fois à l’expression originale d’un individu et à son thème astral, le signe gravé dans les cieux, qui nous représente et nous définit.

Le caractère est au départ cette infime portion de nos êtres, qui échappe au grand nivellement imposé par l’hérédité et par l’environnement de naissance (racial, familial, social et culturel). Il est ce qui nous rend unique. Au travers de ce petit germe de liberté, la nature développe en nous, patiemment, la sagesse, le pouvoir et l’amour.

Le terme de destinée est aussi riche en enseignements : il est à la racine du mot destination qui signifie le rôle, l’usage.

Le concept de destinée implique une fonction à remplir. Le caractère actualise la destinée, c’est-à-dire le rôle que nous avons à jouer dans cette existence, un rôle qui n’est pas imposé: on continue à confondre astrologie et fatalisme, on fait d’elle le chantre du c’était écrit, comme si sa fonction se bornait à décrire une destinée transformée en fatum, en une fatalité inéluctable à laquelle nul ne pourrait échapper. C’est tout à fait le contraire, puisque l’astrologie n’a de sens que si elle nous permet d’agir sur la destinée.